ROITELET OU POUILLOT. PL
Quatre doigts, troÎB devant, un derrière.
Powse articulé au bas du tarse, sur le même plan que les antéiieurs.
Les roitelets et les pouillots semblent établir le passage des sylvies aux mésanges. Ce sont de petits oiseaux très-agiles qui se tiennent sur les arbres et y poursuivent les mouches et divers insectes. On les trouve en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique.
ESPÈCE
LE POUILLOT A VENTRE JAUNE, SYLVIA TROCHILUS
(PI. la. fig. 1).
s. suprà olivaceo viridis; subtîis superciliisq,ue flavis; remigibus primaxiis ad apicem albido maoulatis.
SYNOimf. Motaoilla troohilag. Ljnn.; Gmsl., Syti. nat., pag. 995, no. 491.
Sylvia trochilus. Lat^. Ind, Omith, pag, 550, n°. 135.
Pouillot à ventre jaune, Sylvia flaviventris. Vieill., Tahl.
encydop., tom. il, pag. 468.
Pouillot ou Chantre, Asilus. Bbiss., tom. m, pag. 479,
no. 45.
TelUno wren, Lath. Syn. 1, tom. il, pag. 5x1, 11°. 147.
Edwards, Ois., pi. 278, fig. 2.
Le mâle a toutes les parties supérieures d un jauneolive un peu cendré ; les sourcils, les paupières, la gorge, la poitrine, le ventre, les couvertures inférieures de la queue et les plumes des jambes jaunes ; les tectrices supérieures et les rémiges sont d'un cendré r^nbruni et bordées de vert-olive à l'extérieur, les primaires terminées par une petite tache ( 57 )
3s8 EXPLICATION DES PLANCHES.
d'un blanc un peu jaunâtre; le pli de l'aile et ses
couvertures d'un beau jaune.
La femelle a les teintes moins pures.
Les jeunes ressemblent à la femelle.
Le pouillot à ventre jaune visite, pendant la saison des chaleurs, les contrées septentrionales, et revient, au commencement des froids, dans les pays méridionaux.
Il se nourrît de mouches, de cousins, de moucherons et de petites chenilles rases.
Suivant quelques àùteurê, il niche à terre parmi la mousse et les feuilles, ou entre les racines. La ponte est de six œufs tachés de rougeâtre sur un fond blanc.
Ùenre PIPI
iAnthu8t CuT^ ViBiLli, Tebïm.; AUuâa, Bbibs., Lik., Lath.). Caractères principatuc.
Bec grêle, droit, cylindrique, à bords courbés en dedans, vers le milieu; base de là inandibule supérieure en arête, pointe légèrement échancrée; narines basales, un peu ovales, latérales, à moitié fermées par une membrane.
Langue cartilagineuse, fourchue à son extrémité.
Pieds tétradactyles.
Trois doigts devant, un derrière; Vextérieur soudé à sa base à celui du milieu.
Ongles, celui de derrière plus ou moins courbé, le plus souvent excédant la longueur du doigt. (Il n'y a qu'une seule exception, pour le pipi des arbres, anilius arboreusj Bechst.)
PIPIS. PL. s, 13. . 359
Caractères accessoires.
EemigeSy les troisième et quatriètoe les plus longues de
toutes.
Queue médiocre, souvent un peu fourchue^
Les oiseau^ de ce genilB oût été long-temps réunis aux alouettes, bien que pourtant il y ait entre eux des différences essentielles. Ils s'en distinguent par un bec plus grêle, échancré à sa pointe, par la forme long-cône de leur tête, par une taille plus svelte, et par la longueur de leui* queue, qu'ils meuvent de bas en haut.
Les pipis ont un chant agréable, qu'ils font entendre en s'élevant perpendiculsûrement de terre à la manière des alouettes, et en restant, comme elles, suspendus en l'air.
Leur nourriture consiste en semences et insectes.
Ils nichent à terre et font deux couvées par an. Leur nid est construit avec des herbes et des racines sèches ; les femelles y déposent quatre ou cinq œufs gris et tachetés. Les petits quittent le nid avant d'être en état de voler. La chair des pipis est trèsdélicate.
La mue n'a lieu qu'une seule fois l'année.
On trouve des pipis dans toutes les parties du inonde, dans les lieux à découvert, dans les prairies, les champs, les bosquets, sur les bords graveleux des fleuves ou des eaux.
36o EXPLICATION DES PLANCHES.
ESPÈCES
LE PIPI DE COUTELLE, ANTHUS COVTELLin
(PL 5, fig. 5).
A. capite, colli part^ sup^riori, dorso, rectricibus alanim fiiscis ; plumis margine albis ; superciliis albidis ; oculorum ambitu nigro-; gulâ viridi-csenilescente ; pectore supemè albo ; lateribus, ventreque pectore infemè albo-roseis ; rostro fusco rubescente ; pedibus fuscis.
Les plumes du dessin de la tête, du cou, du dos et les couvertures des ailes sont brunes et encadrées de blanc- jaunâtre ; les sourcils et les paupières sont de cette dernière couleur ; le tour des yeux est noir ; la gorge est nuancée de yert-bleuâtre clair; le haut de la poitrine est d'un blanc très-faiblement teint de bleuâtre ; le bas de la poitrine, le ventre et les flancs sont dun blanc-rosé, piqueté longitudinalement de brun; les rémiges son^ frangées de blanchâtre, et les rectrices de blanc pur ; le bec est d'un brun-rougeâtre ; les pieds s(^t bruns.
Ce pipi habite en Egypte, et très-probablement aussi dans d'autres parties de l'Afrique.
D'après le mode de coloration, le plumage des deux sexes ne doit offrir que peu de diflîSrences.
LE PIPI DE CECILE, ANTHUS CECILin
(PI 5, fig. 6).
A corpore suprà plûmis fuscis, margino griseis vestito ; pect(M?e, ventreque lateribus fusco maculatis; rectrice extimâ exteriùs albâ;
1 Membre de Tlostitut d'Egypte. * léen,
PIPIS. PL. s, 13. 361
froate, oculorum ambitu, gulâ et pectore suprà testaoeîa; rostro iufrà rubescente; pedibus fuscoâavis.
Le sommet de la tête et les parties supérieures sont d'un cendré nuancé d'olivâtre avec du brunuoirâtre sur le centre de chaque plume ; le front^ le tour de l'œil, la gorge et le haut de la poitrine sont d'un rouge-briqueté mat; la partie inférieure de la poitrine et les flanc» d'un blanc-jaunâtre, taché de brun; l'ongle du pouce est aussi long ou plus long que le doigt.
Le plumage de la femelle n'est point connu.
Ce pipi se distingue aisément de tous ses congénères par la couleur briquetée du haut de la poitrine, de la gorge, du front et de tour des yeux; le bec est plus court, plus grêle et moins aigu que dans l'espèce précédente.
Il se trouve en Egypte, en Syrie, en Turquie, en Barbarie.
LE PIPI DES ARBUES, ANTHUS ARBOREVS
(PL 13, fig. 5),
A. suprà fusco olivaceoque rarius ; pectore maculis nigris longitudinalibus picto ; rectrice extimâ exteriùs albâ, secundâ apice albâ ; ungue postico arcuato digito breviore.
Stnontm. Alauda trivialis. Linn.; Ghel., Syst. natur,, pag. 796, no. 5.
Alauda trivialis. Lath. Ind, Omith. pag. 140, n°. 10.
Alouette pipi, Bufp., Histoire naturelle; Oiseaux, planches enluminées, 660, fig. i.
Pipi, Alauda trivialis. Ccv., Hèffne animal, pag. 371.
Stnontm, Alouette pipi, Alauda tiivialis, Vieill., TM, encydop.,
Fùldlarck. Lath. Syn, tom. ir, pag. 375, n®. 6.
Le dessus de la tête, du cou, le dos, les ailes sont d'un brun-olivâtre avec une tache noire sur le milieu de chaque plume; sourcils et paupières jaunâtres; le blanc-jaunâtre de Textrémité des petites et des moyennes couvertures forme une double bande transversale sur Taile ; la gorge, la poitrine et les parties postérieures sont d'un blanc légèrement nuancé de jaune ; les côtés, le devant du cou et la poitrine sont tachés de noirâtre ; les rectrices brunes, la plus extérieure blanche en dehors, les suivantes terminées de cette couleur; l'ongle du pouce plus court que le doigt.
La femelle ne diffère point du mâle.
Cette espèce est très -facile à confondre avec le pipi des buissons {anthvs eepiariiis, alauda trivialisy lin., Lath.) : le meilleur caractère pour les distinguer Tune de l'autre est celui du pouce, qui est toujours moins long que le doigt chez Yanthits arboreuSy tandis qu'il est plus long que le doigt chez Yanthm
Le pipi des arbres est répandu dans tout l'ancien continent.
Sa nourriture se compose de graines et d'insectes.
Il construit son nid à terre dans une touffe d'herbes, dans les bruyères ou au pied d'un buisson; sa ponte est de cinq ou six œu& d'un blanc sale, tacheté de brun.
Gmr^ ALOUETTE
ULlauda^ CuY., Vieill., Temk., livs.^ Lath.; Passer, Bbiss.).
Caractères principaux.
Bec court, conique, légèrement arqué, pointu; les mandihulea presque égales, sans échancrures ; narines ordinairement couvertes de plumes et situées à la base du hec.
Langue fourchue.
Pieds tétradactyles.
Tête arrondie^ souvent ornJée d'une huppe.
Trois doigU devant, un derrière; les antérieurs divisés.
Ongle de derrière plus long que le doigt
Caractères a^essoires.
Ailes médiocres, plus courtes que la queus.
Troisième rémige la plus longue de toutes.
Queue moyenne et presque toujours fourchue.
Le plus grand nombre des oiseaux de ce genre sont de passage et se rassemblent en grandes troupes au commencement de Thiver : leur nourriture consiste principalement en grains et semences ; les insectes leur servent d'alimenl durant le temps de la reproduction. Ils ont un chant agréable qu'ils font entendre en s'élevant perpendiculairement de terre, et en restant comme suspendus en Tair ; ils chantent surtout au lever de Taurore.
Leur nid est construit avec des herbes sèches, de petites racines et des crins, et placés dans les champs ou les plaines, au milieu des herbes, ou adossé à une
motte dans les terres labourées; les femelles y déposent de cinq à sept œufs gris tachetés de brun. Les petits quittent le nid aussitôt après être revêtus d'un léger duvet.
La mue n'a lieu qu'une fois dans Tannée ; les mâles ne diffèrent presque point des femelles.
On trouve des alouettes dans toutes les parties du monde.
ESPÈCE
LE COOHEVIS, ALÂUJDÂ CRISTATA
(PI. 13, fig. 6).
A rectricibus nigris; extimis duabus margine exteriore albis; capite cristato. Linn,
Stnonym. Alauda cristata. LiNN. ; GlfEL., Syèt. natur,, pag. 796, n°. 6.
Alauda crîstata. Lath. Ind, Omith. pag. 243, n*>. «5.
Alouette- Cocheviê, BuïT.i Histoire naturelle; Oiseaux, tom. V, pag. 66, planches enluminées, 503, fig. i.
Cochevie ou Alouette huppée, Alauda crîstata., Cuv., Bègne animal, pag. 378.
CreaUd lark. Lath. 5y». tom. ir, pag. 389, n^ 23.
Allodola cappellata, Stor. degl, Ucc. pi. 374, tom. iv.
Alottette huppée ou Cochevis, Alauda crîstata. Bbibs., Ot' niih. tom. m, pag. 357, n°. 8.
Les plumes qui couvrent la tête, et toutes celles du dessus du cou et des ailes ont le centre d'un gris foncé et la bordure plus claire ; la huppe est formée de neuf à douze plumes allongées, acuminées, et qui s'inclinent en arrière au gré. de l'oiseau; sur les côtés de la tête, et à la hauteur des yeux, est une bande d'un blanc-roussâtre ; tout le dessous est d'un blanc
FRTNGILLE. PL. 5. 365
obscur avec des taches loDgitudinales brunes sur la poitrine et les flancs ; les rectrices intermédiaires sont roussâtres ; les suivantes d'un brun- noirâtre, et terminées par une bordure blanchâtre très -étroite ; le bec est brun en dessus, blanchâtre en dessous et arqué ; les pieds sont gris-blanchâtre.
Les alouettes-cochevis se tiennent sur le bord des routes et vont chercher dans le crottin de cheval des grains qui n'ont pas été digérés ; elles fréquentent les environs des habitations, où on les voit souvent posées sur les murs de clôture ; elles ne volent point en troupe comme les autres espèces d'alouettes : c'est au bord des routes, derrière quelque motte ou au pied des buissons qu'on rencontre le plus souvent leur nid; la femelle y dépose quatre ou cinq œufs d'un cendré clair tacheté de brun foncé.
Les alouettes-cochevis sont répandues dans tout l'ancien continent
Genre FRINGILLE
(FringUla, Cuv., ViEiLL., Temm., Lin., La-TH.). Caractères principaux.
Bec court, fort, droit, conique en tous sens; mandibule supérieure renflée, couvrant les bords de Yinjerieure, rarement inclinée à sa pointe, à palais creux, sans arête, déprimée en dessus, souvent prolongée en angle entre les plumes du front; narines basales, rondes, ouvertes, placées près du front, derrière l'élévation cornée de la