‹ Audouin's Explication sommaire des planches d'oiseaux de l'Égypte et de la SyrieChapitre 16 sur 34 · LA FAUVETTE GKISETTE, SILVIA CINEREA · texte numérisé non relu

LA FAUVETTE GKISETTE, SILVIA CINEREA

(PI. 5, fig. 2),

S. suprà subferrugineo-cinereâ; abdomine albido ; rectrice prima longitudinaliter dimidiato albâ; secundâ apice albâ.

Stnontm. Motacilla sylvia. Linn.; Gmel., Syst, nat, pag. 956,

Sylvia cinerea. Lath. Ind, Omiih. pag. 247, n**. 23. La Cfrisette ou la Fauvette grise. Bupp., Histoire natii-

relie. Oiseaux, planches enluminées» 579, fig. 3, avec la

description et Thistorique de la Fauvette hàbillarde. Fauvette grise^ Motacilla sylvia. Guv., Règne animal,

tom. I, pag. 367.

Fauvette cendrée, ou Qrisette, Sylvia cinerea. Vikill., Tabl,

enq/clop., tom. 11, pag. 416.

Wite tkroat. Lath. Syn, 2, t<Mn. 11, pag. 428, n^ 19. Fauvette grise ou la Qrisette, Curruca cinerea. Bbiss.»

tom. III, pag. 376, n«. 4; pi. 21, fig. i.

Le mâle a la tête et le dessous du cou cendrés ; les autres parties supérieures d'un gris fortement teint de roux : cette dernière couleur domine principalement sur le haut du dos ; les paupières et la gorge

blanches ; la poitrine nuancée de roussâtre, et quelquefois d'un gris-blanc; le ventre blanchâtre; les flancs roussâtres ; les ailes sont noirâtres avec les couyertures bordées de roux vif; les rémiges lisérées de cette couleur, excepté la primaire, qui est frangée de blanc ; les pennes de la queue sont brunes et bordées de gris-roussâtre à l'extérieur ; la plus éloignée de chaque côté est blanche en dehors, la suivante est seulement terminée de blanchâtre,

La femelle a les teintes moins pures et le dessus du corps plus nuancé de roux ; tme tache blanche entre l'œil et le bec, la poitrine roussâtre et les tempes fauves.

Les jeunes ont encore plus de roux sur les parties supérieures.

Cette fauvette est commune en Egypte, en Barbarie, dans les îles de l'Archipel et dans toutes les contrées de l'Europe. On la voit s'élever au-dessus des haies, pirouetter en l'air et retomber en chantant.

Sa nourriture se compose de mouches, de petits scarabées, de larves, d'insectes, de chenilles rases.

Elle place son nid à deux ou trois pieds de terre, dans les buissons, et de préférence dans ceux qui sont isolés. La ponte est de quatre ou cinq œufs d'un gris-verdâtre, moucheté de nombreuses taches roussâtres et olivâtres.

La figure 2 de la planche S représente la femelle.

LA FAUVETTE BABILLARDE, S7LVIA CURRUCA

(K 5» fig. 3.)

S. suprà cinereo-fuscâ ; subtiis albâ; reetricibus fascis, extimâ margine exteriore albâ.

Stnontm. Motacilla dumetorum. Likn. ; Gmel., Syêt, nat.^ p. 985, n^ 31.

Sylvia dumetorum et cumica. Lath« Ind, Omith, p. 250, 246, n°«. 45 et 9,

Fauvette hMUarde. Buff., Histoire naturelle, Oiseaux,

planches e^lumû^éei;, 580, fig, 3, avec le texte et Thisto-

rique de la Fauvette grisetU* Fawfette bàbUlardey Motacilla curruca. Cuv., Mègn. anim,,

tom. I, pag. 368.

Fauvette habUlarde, Sylvia garrula. Vieill., Tableau

eitcyclopédique, tom. ii, pag. 414.

Bahhling toarUer, et Whiie - Breasted warbler. Lath.

Syn. tom. n, pag. 417, 447, n°". 6, 41.

Fauvette habiUarde, Curruca garrula. Bbiss., Omith,,

tom. lu, pag. 384, ap. 7.

Le mâle a toutes les parties supérieures grises, tirant sur le brun. Cette couleur est plus foncée sur la tête, entre l'œil et le bec, et sur Torifice des oreilles; la poitrine, les flancs et Tabdomen sont d'un blanc légèrement teint de roussâtre ; le reste des parties inférieures est d'un blanc pur ; les petites couvertures des ailes sont brunes, de même que les grandes, dont le bord est d'un gris-roussâtre ; les rémiges brunes, bordées de cendré-brun ; les rectrices sont noirâtres, à l'exception de l'extérieure, qui est cendrée, bordée et terminée de blanc : cette dernière couleur règne sur toute la barbe intérieure j ( 5ï )

les deux suivaDtes sont tenniuées par une petite tache

blanche.

La femelle ne diflfère point du mâle.

Cette espèce, répandue dans tout l'ancien continent, est plus commune dans les pays tenapérés que partout ailleurs.

Sa nourriture est le même que celle de l'espèce précédente.

Elle fait son nid au milieu des buissons les plus touffus, et le place à trois ou quatre pieds de terre. La ponte est de quatre à six œufs d'un blanc-verdâtre, parsemé de taches brunes.

LA FAUVETTE PINO-PINC, SILYIA TEXTRIX (PI. 5, fig. 4).

S. corpore supiÀ fusco, subtiis rufescente aibo; caudâ eloDgatâ.

Synonym. Fauvette pinc-pinc, Sylvia textrix. Vieill., Tableau encyclopédique, pag. 461. (Femelle ou jeune.) PinC'Pinc, Levaill., OUeatix d'Afrique, planche 131.

Le mâle a le dessus de la tête, du cou, le dos et les ailes d'un brun-cendré plus foncé sur la tête et sur le cou; toutes les parties inférieures sont d'un blancjaunâtre ; la queue est étagée, cendrée en dessus et grisâtre en dessous; toutes les rectrices portent une tache noire à leur extrémité, et sont terminées de blanc

Chez la femelle, les parties supérieures sont de deux teintes, l'une brune tirant au noir sur le milieu de chaque plume, et l'autre d'un brun clair sur les

bords ; la gorge, le devant du cou et la poitrine sont d*un blanc sale ; l'abdomen et le croupion d'un blancjaunâtre; la queue comme dans le mâle; le front est fauve-roussâtre,

Les jeunes, avant la première mue, resemblent à la femelle ; mais la queue est plus courte.

Le pinc-pinc est répandu dans toute l'Afrique.

La figure de la planche 131 de Levaillant ne représenterait-elle point une jeune fauvette de cette espèce? Cette supposition parait d'autant plus vraisemblable, qu'en comparant de jeunes individus qui se trouvent dans les galeries du Muséum, et qui ont été rapportés du Cap par feu Delalande, on n'aperçoit que de très-légères différences dans le plumage ; le bec et les pattes n'en présentent aucune.

Le nid du pinc-pinc est construit avec beaucoup d'art; il a une forme plus ou moins ronde, et présente un étranglement à sa partie élevée : c'est parlà que l'oiseau se glisse dans llutérieur. La ponte est quelquefois de huit œufs ; mais, le plus ordinairement, de six, plus ou ou moins gravelés de bran, èuivant l'âge de la femelle, et moins à la première ponte qu'à la seconde.

Le coucou didric dépose souvent ses œufs dans le nid du pinc-pinc.

LA FAUVETTE LOCUSTELLE, 8YLVIA LOCUSTELLA (PI. 13, fig. 3).

S. fusco viridîs; maculis nîgricantibus ; subttis fiavescens; caudâ cuneatâ.

Stnontm. Sylvîa locustella. Lath. Ind, Omitk, pag. 448, n». 25.

Fauvette tachetée, Burr., Histoire naturelle; Oiseaux, planches enluminées, 581, n*». 3. La description n'appartient point à cette espèce.

Fauvette tachetée, MotaciUa nseyia. Cuv., Fègne animal , tom. I, pag. 367.

Fauvette locustelle, Sjlvia locustella. Yieill., Tahl. encyclop., tom. n, pag. 420.

La locustelle est d'un brun -olivâtre en dessus^ avec des taches noires plus petites sur la tête, où elles forment six bandelettes longitudinales, que sur le dos et les parties postérieures ; une ligne fauve étroite passe au-dessus de Tœil; cette teinte règne sur les paupières, la gorge, la poitrine, la ventre et les flancs ; la gorge est piquetée de petites taches brunes et de forme ovoïde ; les couvertures inférieures de la queue, d'une couleur jaune-roussâtre, présentent des taches brunes qui suivent la direction des baguettes. La queue est longue et étagée.

La femelle et le jeune diffèrent du mâle par des teintes moins vives.

Cette espèce vit le long des bords des fleuves, dans les pâturages ou dans les genêts épineux, et dans les bruyères.

Sa nourriture consiste en petits limaçons, en insectes qui vivent sur le bord des eaux, et en graines

de plantes aquatiques. Elle niche au miUeu des roseaux et dans les grandes touffes d'herbes. Le nombre des œufs et leur couleur ne sont point connus.

LA FAUVETTE DES ^ONCS, 8YLVIA SCHOENOBJENUS

(PL 13, fig. 4).

S. capite maculato, suprà testaceo-fuscâ ; subths pallidè testaceâ ; remigibus extîis rufo marginatis ; pedibus rubescente-fiiscis.

SrsroNTM. Motacilla schœnobœnos. Likn. Gmel., Syst. nat, p. 953,

no. 4.

Sylvia schosnobsenus. Lath. Ind» Omiih. pag. '246, n<^. 10. Fawoette des joncs, Sylvia schœnobœnus. Vieill., TabU

encyclop., pag. 419.

Sedge warbler. Lath. Syn, tom. II, pag. 430, n*. 21. —

Jd, Suppl. pag. 180.

Cette fauvette a le dessus de la tête et du corps d'un brun-roussâtre, avec des taches d'un brun sombre sur la première partie et très-peu apparentes sur le dos ; la gorge blanchâtre ; les sourcils et les autres parties inférieures d'un blanc -jaunâtre ou roussâtre, mais les flancs plus nuancés de cette dernière teinte; le croupion et les couvertures supérieures de la queue d'une couleur de tan foncée chez les vieux mâles ; le haut de la poitrine est taché de brun chez les adultes; la queue dépasse l'extrémité des ailes de plus d'un pouce : elle est arrondie.

La femelle ne diffère point du mâle.

Les jeunes de l'année n'ont point de trait blanchâtre au-dessus des yeux; les parties inférieures offrent plus de roussâtre, et les pieds ne prennent leur teinte jaunâtre qu'après la première mue.

n est très-facile de confondre cette espèce avec la fauvette de marais (jsylvia aquaticaj Lath., et m/ytacilla aquaticaj lin^ Gmel.) ; celle-ci se distingue principalement de celle que nous décrivons, par la présence constante de trois bandes longitudinales sur le dessus de la tête, dont deux noires et l'autre d'un blanc-jaunâtre : cette dernière est située au milieu des deux noires ; les sourcils sont d'un blanc-jaunâtre.

La fauvette des joncs se trouve en grand nombre dans toute l'Afrique septentrionale; elle est trèsabondante eu Egypte, en Turquie, dans les îles de TArchipel, en Dalmatie, en Italie, en Espagne, en France, en Hollande, en Angleterre.

Sa nourriture se compose de petits hannetons, cousins, libellules, et de larves d'insectes.

Elle construit son nid près de terre, entre les roseaux ou entre les racines des saules, sur le bord des eaux. La femelle y dépose quatre ou cinq œufs d'un blanc sale ou d'un cendré-fauve, avec de petits points bruns disposés en zone.

Genre ROITELET ou P0T7ILL0T

{Béguins, Cuv., ViBiLL.; Sylvia, Tehm., Lath.; MotaciUa, Llir.; AtUus, BBIS8.).

Caractères principaux.

Bec très-grêle, court, droit, en cône très-aigu, finement entaillé vers le bout de sa partie supérieure; narines couvertes par des petites plumes décomposées et dirigées en avant.

Pieds tétradactyles.

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