‹ Audouin's Explication sommaire des planches d'oiseaux de l'Égypte et de la SyrieChapitre 28 sur 34 · HÉRON. PL · texte numérisé non relu

HÉRON. PL

belle à reflets verdâtres - pourprés ; les grandes rémiges d'un noir profond; les rémiges secondaires et les rectrices d'un blanc pur; les grandes couvertures des ailes blanchâtres à leur base et terminées de noir ; le front et la gorge d'un blanc sale; la poitrine est d'une teinte vineuse nuancée de violâtre; le ventre et l'abdomen sont d'un fauve clair ; le bec est noir ; les pieds sont jaunes. ( Femelle. )

La livrée du mâle n'est point connue.

Cette espèce nouvelle n'a été trouvée, jusqu'à présent, nulle part ailleurs qu'en Egypte.

La nourriture et la propagation sont inconnues.

Genre HÉRON

{JLrdea^ Cvv., Vieill., Temm., Bsiss., Lin., Lath.).

CaractèreB principaux.

Bec plus long que la tête, robuste, aigu, droit ou un peu courbe, tranchant, fendu jusque sous les yeux, comprimé latéralement, ordinairement échancré vers sa pointe, et orné de dentelures tournées en arrière et propres à retenir la proie ; mandihvXe supérieure sillonnée de chaque côté ; arke arrondie ; narines linéaires, longitudinales, latérales, placées presque à la base du 6ec, et en partie couvertes par une membrane.

Langue médiocre, membraneuse, aplatie^ pointue.

Yeux entourés d'une peau qui s'étend jusqu'au hec.

Jambe3 dégarnies de plumes dans un espace plus ou moins grand au-dessus du talon.

Pieds tétradactyles.

Tairws longs.

Trois doigts devant, tin derrière; rintermédîaire des antêrieurs réuni à Vextérieur par une courte membrane; Vintérieur libre.

Le police articulé intérieurement à la hauteur des antérieurs, et posant à terre dans toute sa longueur.

Ongles longs, aigus; celui du milieu dentelé intérieurement

Caractères accessoires.

Ailes médiocres.

Les deuxième et troisième rémiges les plus longues. Queue courte.

Lés hérons n'ont qu'un coçcum très-petit ; leur estomac est un très -grand sac peu musculeux : ils vivent sur les bords des lacs, des étangs, des rivières ou dans les marais, et se nourrissent de poissons et de leur frai, de reptiles, de grenouilles, de coquillages d'eau douce, d'insectes et de vers aquatiques, et quelquefois de campagnols et de musaraignes. Ce sont des oiseaux tristes, qui se tiennent immobiles au bord des eaux, le corps droit, le cou replié sur la poitrine, la tête appuyée sur le dos et presque cachée entre les deux épaules relevées. Ils nichent en graudes troupes dans le même lieu, les uns dans les roseaux, les autres sur les arbres, non loin des rivières. Leur fiente est très-nuisible aux arbres, elle les fait périr. Les petits des premiers quittent leur nid aussitôt leur naissance, ceux des seconds y restent jusqu'à ce qu'ils soient en état de voler.

La ponte est de quatre ou cinq œufs.

La mue n'a lieu qu'une fois l'année : quelques ( 90 )

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