CORMORAN. PL
8TNONTM. Peleoanus Africanus. Linn. ; Gmel., Syst, nat,f pag. 577, n». 29.
Pelecanus Africanus. Lath. Ind, Omith, pag. 369, n®. «4.
Pélican cP Afrique, Pelecanus Africanus. Vieill., Ency^
clop., tom. I, pag. 51.
African ihag. Lath. Syn, tom. ni, pag. 606, n®. 13. Nir-Jcaha, Lebchknault, Cat,y 1818, n«. 426.
Le dos, les scapulaires et les couvertures des ailes sont mélangés de noir et de blanc ; le reste du plumage est d'un noir foncé lustré de vert ; les pieds sont noirs ; le bec est jaunâtre. (Mâle.)
La femelle a la gorge, le devant du cou, la poitrine, le milieu du ventre et l'abdomen d'un blanc pur ; les flancs et les cuisses noirs, lustrés de verdâtre ; le dessus de la tête et du cou d'un cendrébrun ; les plumes du dos, les scapulaires et les couvertures des ailes d'une teinte cendrée, traversées de brun foncé et bordées de blana Après la première et la seconde mue, le ventre est varié de brun et de blanc : c'est un individu dans cet état que représente la fig. 2 de la pi. 9.
Cette espèce est répandue dans toute l'Afrique, depuis l'Egypte jusqu'au cap de Bonne-Espérance ; elle se trouve aussi dans l'Inde.
Sa nourriture consiste principalement en poissons.
La propagation n'est point connue.
42^ EXPLICAÏIOIT DES PLANCHES.
Gmre CANARD {4»a$t Ginr., Yibill.^ Txmv., Buiss., hrs., liATH.X
Carotterez prinoipatix.
Bec convexe en dessus, aplati en dessous, recouvert d'une peau mince, plus large que haut, obtus et muni d'un onglet à l'extrémité, dentelé en lames coniques ou de forme plate sur le bord des deux mandibules; ncm/nes presqu'i la surface du bec, et situées près de la base, ovales.
Langue charnue, entière, arrondie par le bout, membraneuse et frangée.
Pieds tétradactyles.
Tarses courts.
Trois doigts devant, un derrière ; les antérieurs entièrement palmés; le postérieur libre, dépourvu de membrane ou n'en ayant qu'un rudiment.
Caractères accessoires^
Ailes plus longues ou plus courtes que l& quev^; le plut
souvent ornées d'un miroir éclatant.
Queue cpurte.
Les canards ont les jambes posées h rarrière du corps, ce qui leur donne une démarche vacillante et embarrassée : ils avancent peu, même en se hâtant ; mais autant leur allure est gênée, autant, sur les eaux, leurs mouvemens s'exécutent avec grâce et fitcilité ; les uns se servent de leur cou, ayant la tête plongée pour saisir leur proie ; d'autres plongent i 1^9 )
CANABDS. PL, lo, 423
tout le corps et restent assez long-temps sous TeaUi Ils peuvent indifféremment vivre sur les eaux douceSy saumâtres ou salées. Les poissons, les insectes, les coquillages, les vers, les végétaux et les graines servent à leur nourritura Ils nichent dans les anfractuQsités des rochers, dans les cavités des arbres, ou dans des trous creusés dans le sable. La femelle pond un grand nombre d'œufs : elle seule est chargée du soin de l'incubation ; aussitôt que les petits sont éclos, elle les conduit à Teau. La chair des canards est recherchée et estimée.
La mue est double chez la plupart des espèce^ oonnues»
ESPÈCES
LE CANARD CASARCA, ANÀS CASABOA
(PI. 10, fig. i).
A. corpore suprà dilaté rutilo ; subtîis obscuro ; cervice albicaate ; genis et gulâ lutescentibus ; torque nigro ; tectricibus alarum secundarîis albis; remigibus primariis atris; rostro pedibusque nigris.
Stnontm. Ana8 casarca. Linn.; Gmel., Syst. nat., pag. 511, n«. 46. Anascasarca. Lath. Ind. Omith. pag. 351, n^ 24. - Anas rutila. Pallas. Nov, Comm, Petrop» t. xiv, p. 579^ tabl. 23, fig. I.
Canard rouge, Anas casarca. Vieill., Tahl. encyclop., ' tom. I, pag. 126.
Rvddy duck, Lath. Syn, tom. ni, pag. 456, n°. 18, Grey keaded duck, Fobst. Ind. Zool. pag. 104, pL 41
(femelle), et pi. 42 (vieux mâle).
j Anatra foresiiero. Stor, tUgl, Uecelli, tom. v, pi. 571
(Mâle.)
Ce canard a la tête blanchâtre et teinte de jaune ( "3 )
BUT les joues, le front et la gorge ; le cou entouré d'un collier noir; toutes les parties du corps d'un roux-rougeâtre ; le croupion et les rectrices d'un noir-verdâtre ; les rémiges noires, les moyennes couvertures alaires forment un miroir d'un blanc pur, et les plus grandes un miroir d'un vert foncé ; le bec est étroit, demi -cylindrique et d'une couleur noire ; l'iris d'un brun -jaunâtre ; les pieds sont longs, et, de même que le bord des paupières, ils sont d'un brun-noirâtre. (Le mâle.)
La femelle n'a point de collier noir ; le roux du plumage est plus clair et plus lavé.
Cette espèce habite en été les bords du Volga, du Tanaïs, de le mer Noire, en Russie et en Sibérie ; elle se retire, l'hiver, en Perse, dans l'Arabie, dans l'Inde, en Egypte et dans toute l'Afrique orientale.
Quoique ce canard soit très-timide, on peut l'approcher d'assez près. Sa démarche est gracieuse, son vol léger ; son cri a quelque rapport avec le son de la clarinette.
Sa nourriture se compose de petits poissons, d'insectes aquatiques, de plantes marécageuses et de leurs semences.
Il niche dans des trous abandonnés par d'autres animaux, dans les creux des arbres ou dans les anfractuosités des rochers ; sa ponte est de neuf ou dix œufs blancs, plus gros que ceux du canard sauvi^ {ano boschas). Aussitôt que les petits sont éclos, la mère les conduit à l'eau.
CANARDS. PL. lo. 4^5
LE CANARD A TÊTE BLANCHE, ANÂS LEUCOCEPHALA (PI. lo, fig. a).
A vertice, nuchâque colli parte inferiori nigris; fronte, genis, gulâ, auriculis et colli lateribus albis ; dorsoque alis rufis, fusco lineatis et punctatis ; rectricibus rigidis, acuminatîs ; intermedii» longioribus; rostro caBmlescente ; pedibus fusco-cinerascentibus.
Stnontm. Anas leucocephala. LiNN. ; GtfEL., Syit, nai., pag. 516, n". 72.
Auas leucocephala. Lath. Ind, Ornith, pag. 356, n®. 64.
Canard à tête blanche, Anaa leucocephala. Vi£iLL., Tahl.
encyclop.f tom. i, pag. 131.
White-headed duck. Lath. Syn. tômo m, page 478,
n*'. 33. — Urcd duclc.^ id., pag. 514.
Anatra d'ivemo. Sior. degL Uccelli, tom. v, pi. 577.
(Mâle.)
Le canard à tête blanche a le sommet de la tête, la nuque et la partie inférieure du cou d'un noir profond; le front, les joues, la région des oreilles, la gorge et les côtés du cou d'un blanc pur ; la poitrine, les parties supérieures du corps et les flancs d'un beau roux foncé, traversé par une multitude de lignes brunes en zigzags ; le croupion d'un roux-pourpré ; la queue noire, étagée, et les pennes intermédiaires les plus longues ; les parties inférieures d'un blanc tirant sur le roussâtre, coupé en travers par de fines raies en zigzags ; le bec très -élevé à sa base, évasé dans le milieu, et d'un bleu vif; l'iris d'un jaujiedoré ; les pieds d'un brun-cendré. (Le mâle.)
La femelle a le roux du plumage nuancé de bruncendré, et les lignes transversales moins apparentes; ( "S )
Googk
le sommet de la tête, Tocciput, la nuque, et une bande partant de l'angle du bec et se rendant sur la région des oreilles, d*un brun foncé ; la gorge, les joues et le devant du cou d*un blanc -jaimâtre ; le croupion d'un brun -roux rayé en travers de lignes brunes ; la queue plus courte que dans le mâle, portant des lignes transversales noires très-rapprocliées ; le bec et les pieds roussâtres ; l'iris d'un jaune clair.
Les jeunes, après la première mue, ne se distinguent de la fettdle que par les couleurs de la tête, qui ôont plus vives.
Ce canard est très-abondant à son double passage en Russie, en Pologne, en Turquie, sur les bords de la mer Noire, dans l'Asie mineure et en Egypte ; il est rare en Hongrie, en Autriche et en Italie.
Les poissons et les coquillages forment sa principale nourriture.
Il niche sur les rivages de la mer, ou sur les bords des lacs de la Russie ; sa ponte est de huit à dix oeufe d'un blanc-verdâtre.
CANARDS. PL. lo. 427
Nous avons cru devoir suivre dans le travail qui précède un ordre méthodique qui nous permît de donner quelques développemens sur chaque genre, et de leur rapporter ensuite les espèces d'oiseaux qui leur appartenaient. Cet arrangement, comme il est facile de s'en convaincre, n'est pas celui des espèces représentées par la gravure, car une même planche en renferme souvent de genres fort différens. Il n'en résulte sans doute aucun inconvénient larèsgrave ; mais ce manque de méthode, qu'explique assez bien la dimension des planches, peut se faire sentir aux personnes qui consulteraient plutôt l'atlas que le texte.
C'est afin de rendre ces planches plus commodes à consulter, que nous avons cru devoir en donner une énumération pure et simple, et dans l'ordre oh elles se présentent. Si le lecteur veut connaître les descriptions, il aura recours au texte; mais s'il veut se borner à savoir les noms des espèces, il consultera la table suivante.
Nous ferons aussi remarquer que nos descriptions ayant été faites, autant que possible, sur nature et non d'après des dessins, il arrive quelquefois qu'elles ne s'accordent pas point pour point avec les figures des exemplaires coloriés ; mais ces différences peuvent dépendre de l'âge, du sexe, de la saison et même de l'individu qui a été dessiné, et elles n'ont aucune importance réelle. Il se pourrait faire aussi que dans quelques cas elles dépendissent du coloriage, quelques soins que l'on ait apportés à l'exé- ( 127 )
cutioiiy car nous n'avons eu à notre disposition aucun dessin original ni aucune note qui pût nous aider dans la rédaction de notre texte.