‹ Audouin's Explication sommaire des planches d'oiseaux de l'Égypte et de la SyrieChapitre 32 sur 34 · HIRONDELLE DE MER TSCHEGRA.VA, STERNA CASPIÀ · texte numérisé non relu

HIRONDELLE DE MER TSCHEGRA.VA, STERNA CASPIÀ

(PI. 9, fig. I).

St. corpore suprà cinereo ; subtùs niveo ; capite nigro êl albo variegato; remigibus primariis fusco-cinereo-argenteis ; rostro rubro; pedibiis nigris.

Stnontm. Sterna Caspia. Linn. ; Gmel., Syst. nat.y pag. 603, n». 8. Sterna Caspia. Lath. Ind, Omith. pag. 359, n*». i. Hirondelle de mer Caspienne, Sterna Caspia. VnnLL.,

TabL encyclop,t tom. i, pag. 96.

Caspian tem, Lath. Syn, tom. m, pag. 350, n*. i. Sterna maggiore. Stor, degl, Ucc. planche 546, tom. V.

L'hirondelle de mer tschegrava en plumage d'hi- ( "6 )

ver, a le dessus de la tête et la nuque variés de blanc et de noir; toutes les parties supérieures d'un cendré clair tirant au blanc ; les premières rémiges d'un brun - cendré argenté ; les parties inférieures d'un blanc pur ; le bec est rouge ; l'iris d'un brun -jaunâtre ; les pieds sont noirs. (PL 9, fig. i.)

En livrée de noces, le dessus de la tête et la nuque sont d'im noir profond; le reste du plumage est comme en hiver.

Les jeunes, avant la première mue, ont les parties supérieures d'im brun-cendré, rayé de bandes et de taches transversales noirâtres ; les rectrices sont terminées de brun ; les rémiges sont presque en entier de cette couleur ; le bec est d'un rouge terne à sa base, et noirâtre à sa pointe.

L'hirondelle tschegrava est répandue sur toute la surface du globe ; les individus tués sur les côtes de la Nouvelle- Hollande ne diffèrent point de ceux des bords de la mer Caspienne, de la Méditerranée ou de la Baltique.

Les poissons et les mollusques forment sa nourriture. Elle niche dans les endroits inhabités, sur le sable nu ou sur quelques herbes sèches déposées sur les rochers des bords de la mer. Sa ponte est de deux œufs d'un blanc sale nuancé de verdâtre et parsemé de grandes taches brunes.

4i8 EXPLICATION DES PLANCHES.

L'mRONDELLE DE MER HANSEL, STERNA ARANEA (PI. 9, fig. 1).

St. vertice, occipiteque nuchâ suprà albo et nigro variis ; corpore suprà cinereo-cœrulescente ; subttis niveo ; remigibiis prîmariis apioe einereo-fiuscis ; rostro pedibusque nigria.

Stkoktv. Hirondelle de mer des marais^ Stema aranea. Vieill., TahL encyclop., pag. 348.

Stema aranea. WiLSON, American OmUhology, t. vra, P»g- Ï43. Pl- 72, f. 6.

Le dessus de la tête jusqu'aux yeux, Focciput et la nuque sont variés de blanc et de noir ; le manteau, le dos, les ailes, les rémiges et les rectrices sont d'une seule nuance de bleuâtre clair : cette teinte est un peu plus foncée et mêlée de gris le long des baguettes et vers le bout des rémiges ; toutes les autres parties sont d'un blanc pur; le bec est épais, robuste, anguleux et d'un noir foncé ; les pieds sont de cette couleur. (Le mâle et la femelle en plumage d'hiver, pi. 9, fig. 2.)

Dans la livrée du printemps, le dessus de la tête, l'occiput et la nuque sont d'un noir profond ; le reste du plumage est comme en hiver. (Les deux sexes.)

Les jeunes de l'année ont sur le blanc du sommet de la tête de très-petites taches longitudinales brunes ; une ligne noire qui part du bec et traverse l'œil ; du brun et du jaunâtre clair mêlés avec les teintes cendré-bleuâtres du dos et des ailes ; la queue i)eu fourchue, cendrée et terminée de blanc; les rémiges d'un ( "8 )

cendré-brun ; toutes les parties inférieures d'un bl^no pur ; la base du bec jaunâtre, le reste d'un brun-noirâtre ; les tarses d'un orangé terne.

Cette hirondelle de mer, très-abondante en Égyptev dans la Turquie d'Asie, dans la Turquie d'Europe, sur les bords de la mer Noire et en Hongrie, est rare dans les autres parties de l'Europe. Les individus tués dans les États-Unis et au Brésil ne diffèrent en aucune manière.

Les insectes qu'elle prend au vol font sa principale nourriture.

Elle niche sur les bords des lacs salins, sur des ta3 d'herbes sèches, sans aucune apparence de nid; ses œufs, au nombre de trois ou quatre, sont d'un vertolivâtre tacheté de brun.

Genre CORMORAN

Ç^hotlaerocwax, Cur^ Bbiss.; Hydrocorax^ Vibill.; Carbo^ TeioL} PelecanuSt Lin., Lath.).

Caractères principaux.

Bec robuste, allongé, presque cylindrique, un peu comprimé latéralement; mandibule supérieure sillonné^, crochue vers le bout, aiguë; Vinférieure tronquée à Tçixtï^ mité; narines basales, linéaires, peu apparentes.

Face et gorge nues ; la peau de la gorge dilatable.

Langue petite, carénée et verruqueuse.

Pieds tétradactyles.

Tarées courts, robustes.

Quatre doigts réunis par une' membrane entière; le pmee ffcrticulé intérieurement.

(higle du doigt intermédiaire dentelé en scie.

Caractères accessoires.

Ailes médiocres.

La deuxième rémige la plus longue de toutes.

Queue étagée.

Les cormorans sont des oiseaux aussi bons plongeurs que nageurs ; ils poursuivent avec une vitesse étonnante la proie qu'ils ont aperçue, et rarement elle leur échappe. Lorsqu'ils nagent, ils ont le plus souvent la tête seule hors de Teau. Leur vol est accéléré et soutenu. Ils se nourrissent de diverses sortes de poissons. Les cormorans habitent Tembouchure des rivières, les bords de la mer ou les rochers à fleur d'eau, et nichent, suivant les localités, au milieu des joncs, dans les fentes des rochers ou sur les arbres. La ponte est ordinairement de deux œufs blanchâtres.

La mue est double, et les plumes qui sont venues au printemps tombent les premières, avant la mue d'automne. Les jeunes se distinguent des adultes par des nuances différentes et plus variées.

On trouve des cormorans en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique.

ESPÈCE

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