‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 13 sur 224 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

3. Instruction (le Aufje .\icnlnsde Gardane ii ses enfants, 1761, citée par

s CHAPITRE PREMIER

très prodigues, piircc qu'un grand train de maison, une certaine dignité dans l'habit et les mœurs, ont convenu de tous temps à ceux qui veulent se pousser dans le monde, et s'ouvrir le chemin des honneurs. Nous allons ici encore, illustrer, par quelques exemples, tirés des papiers de la famille Augel, cette curieuse alliance de la parcimonie et de la simplicité, avec le sentiment de la décence, le goût du confort, quelque penchant

à l'ostentation, parfois même des velléités de luxe

Voici d'abord, de quel soin minutieux, de quelle économie méticuleuse, Jean Auget donnait des preuves, lorsqu'il établissait le compte des dépenses engagées à l'occasion de sa noce et durant le temps de ce qu'on est convenu d'appeler la lune de miel ' :

" De l'or et de l'argent que j'avais au jour de mon contrat do mariage, j'en ai, les premiers cinq mois de mon mariage, employé d'extraordinaire sept mille six cent livres ; en plus de cent louis d'or que Madame Auget dépensa sur les six cent cinquante louis d'or de présent que je lui envoyai; plus mille cinquante trois livres six sols que je payai de mes deniers à MM. Maurice Lescot et Du Jardin pour leurs arrérages, plus deux mille vingt-deux livres dix sols pour une tapisserie que j'achetai de M™*" Bétaut, pluscinq cent vingt-cinq livres pour une grille et un feu d'argent, trois cent cinquante-huit livres seize sols pour les soupers et vins de la noce, deux cent quatrevingt-cinq livres dix sols pour quatre petits flambeaux, porte-mouchelleset cuillers d'argent, quatre-vingt livres pour frais de l'église et bouquets, quatre-vingt-dix livres pour frais de notaire ; cent quatrevingt livres pour présents faits aux domestiques de M. Cousinet et aux miens, douze cent cinquante livres pour habits, dentelles et linge des maîtres et domestiques ; pour confitures, achats de meubles, cent cinquante-cinq livres, un lit de damas rouge acheté trois cent vingt-sept livres, environ cent livres pour franges d'or pourgarnir les fauteuils de damas vert, et autres dépenses »...

On retrouve le même souci du détail, la même précision et la même rigueur, dans les comptes qui résument les rapports de

Cil. de rtibbe, dans la Famille el la Société en France uva ni la Révolution, p. 57.

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