lean Auget, Fslat de mes biens, déjà cité
Robert Au^^et avec son régisseur et ses fermiers ' ; et Ion découvre, ainsi, le côté calculateur des Aug'et, celui par où ils apparaissaient « un peu serrés ».
Mais voici maintenant la liste des gens qui composent la maison de ce même Robert Auget, à Paris, au jour de sa mort, c'est-à-dire en 1741 - : pour soutenir la dignité du maître ordinaire en la Chambre des Comptes, et peut-être aussi l'éclat de la race des Montyon, il ne faut pas moins de vingt-cinq personnes, dont un comptable, un précepteur des enfants, un maître d'hôtel, un cuisinier et ses garçons de cuisine, six laquais, deux cochers, un portier, deux femmes de chambre, etc., etc. Comme nous voilà loin, de l'unique suisse qui servait Dandin, et partageait avec lui ses pourboires ! Pareillement, combien le train de vie de la dame Pajot du Bouchet, grand'mère maternelle de Montyon, difféi-ait des humbles passe-temps qui ont illustré le nom de Babonnette ! Quand cette dame se rendait de Paris à sa terre de Nozay, en Champagne, son équipage se composait •* d'un comptable, un cuisinier, deux laquais, deux filles de chambre, et une fille de cuisine, un postillon et cinq chevaux ; tout ce monde, bêtes et gens, était dûment équipé pour le voyage, muni de livrées et de harnais qui ilambaient neuf, chaussé de fers et d'éperons qui sonnaient haut ; puis, au retour, et après un séjour d'un mois dans la terre seigneuriale, les i^egistresdu comptable accusaient un total de frais qui excédait mille livres, soit environ trois mille francs de notre monnaie.
Hâtons-nous d'ajouter que le détail d'une telle dépense comportait immanquablement des dons aux pauvres et aux paroisses, et, qu'en l'occurence, avant tous autres articles, le régisseur