‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 145 sur 224 · Archives de Seine-et-Marne. E · texte numérisé non relu

Archives de Seine-et-Marne. E

2o6 CHAPITRE VIll

jours ; on a même fait une descente de municipalité au château, on a demandé à voir dans le château, parce qu'on soupçonnait qu'il y avait du blé appartenant à Monsieur, on a paru satisfait, n'en ayant point trouvé et on s'en est tenu à cette visite ; aujourd'hui on travaille paisiblement, car hier, il n'était pas possible de travailler, ni le monde ni les bestiaux, heureusement, il n'y a pas eu de sang répandu, mais j'ai vu le moment, où le fils Lavaux allait être tué d'un coup de fusil ; voilà, Monsieur, le moment où nous sommes exposés, que nous regardons comme un désordre, pourvu que nous en soyons quittes ; mais ce n'es!

pas une affaire encore finie ou cela me tromperait avantageusement ; je le souhaite '.

Les vœux de Parain ne fui-ent pas remplis ; à peine délivré des fauteurs de troubles, le voilà en but aux Iracass'eries des percepteurs et des fourriers. Le 20 avril, il écrit à son maître :

La perception s'adresse à moi, de toutes parts, pour être payée et il n'y a en caisse que 700 livres. Il faut absolument payer à faute de quoi vos propriétés ne seront pas en sûreté, et, au lieu d'envoyer de l'argent à Monsieur, j'ai écrit à M. Chenevière, s'il pouvait m'en faire passer et de quelle manière je pourrais recevoir cet argent ; je vais faire en sorte de faire payer les plus gros débiteurs, mais si -Monsieur fait bien, c'est de donner des ordres pour faire payer les impositions, c'est l'avis que je puis donner à Monsieur, attendu (pic tout impôt est exigible et pressé à payer dans ce moment.

Je donne avis à Monsieur, que le château est marqué à la craie

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