‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 146 sur 224 · Archives de l'Assistance Publique · texte numérisé non relu

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MOMYON PENDANT LA RKVOFATION 2"37

parce que nous devons avoir incessamment de la troupe à Monthion; on nous a dit pour quatre cents hommes à loger, presque tout le château est marqué pour loger à l'exception de quelques chambres et l'office que l'on nous a réservé ; je ne sais si l'on doit mettre autant de monde que l'on espère dans le château, nous n'avons pas juge à propos de nous y opposer, ne connaissant pas la partie; vous n'ignorez pas, Monsieur, qu'il faudra bois et lumière à fournir à vos frais ; nous ferons en votre absence pour le mieux, peutêtre les troupes ne resteront pas longtemps, peut-être qu'ils resteront l'hiver, c'est ce que nous ne pouvons vous mander, le village logera aussi ; ce sera un dérangement pour la paroisse, comme les autres villages '.

Sur ce chapitre du paiement des impôts et quelle que fût sa résolution d'obéir à la loi, Montyon faisait volontiers la sourde oreille ^; sur celui des rentrées, il se montrait, au contraire, fort attentif, tout plein de discours ; en lisant les lettres qui suivent, on se rappelle, malgré soi, les reproches de dureté que mérita parfois le généreux auteur de tant de fondations charitables, et il faut vraiment l'avoir pratiqué depuis longtemps, pour admettre que tout ce mélange de chiffres et de récriminations, de doléances et de minuties, c'était sa manière à lui, de traduire, en vile prose, le dulcia linquimus arva ^.

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