Ibid
Monthion à une somme beaucoup trop forte et qu'il fallait prévenir, parce que, quand l'imposition serait faite, il serait plus difficile de la faire retrancher; vous me répondez qu'on ne peut avoir aucun de ces renseignements, parce que la contribution n'est pas faite ; il n'y a pas de sens à répondre ainsi :
allez trouver la municipalité, afin qu'avant de rien arrêter, par lo rôle, on vous donne communication du nombre de terres pour lesquelles on veut mimposer, et voyez si les autres sont comprises sur le rôle dans la même proportion. Si vous ne vous donnez pas ce soin, mes intérêts ne seront pas défendus : c'est ce que font tous les gens d'affaires dans tous les autres pays et tous vos raisonnements ne servent qu'à embrouiller mes affaires et fatiguer mon cerveau.
Envoyez-moi le compte de ce que doit Pierre Bouchet, le maire : il faut lui faire sentir l'indulgence ({u'on a eue de l'attendre.
Je vous mande de ne pas m'envoyer de gros paquets par la poste et vous m'envoyez, le même jour, une lettre de huit pages avec l'adresse ; il suffirait de m'écrire un mot.
1792, 28 juillet.
sera possible de le savoir je le mandei'ai à Monsieur sur-lechamp.
On ne vous taxera pas plus que les autres, ni les autres plus que Monsieur : on ne sait pas encore combien ils pairont.
Il ne faut donc pas écrire cent fois la même chose.
Il doit 70 livres pour adjudication du foin de 1792. Je ne lui en parlerai pas, il se moquerait de moi, vous le savez bien.
Monsieur veut savoir ce qui se passe dans ses terres et il ne veut pas payer les ports de lettres :
comment faut-il faire ? Je n'en sais rien.
1792, 9 août.
A Vernij, District de Gex.
La conduite que vous avez Je prie Monsieur de se servir
tenue en ce qui concerne Labour d'autres expressions vis-à-vis de
me fait beaucoup de peine, il ne moi dans cette affaire ; si
fallait rien faire avec un homme M. Labour vous a fait tort faites
si méchant que constater le dé- vous le payer; quant à moy je
lit ' ; voilà plusieurs affaires où ne vous en ai point fait et je ne
vous me portez préjudice sans le dois avoir de repi'oche. vouloir.
Il est assez piquant de constater que la réponse insolente de Parain se croisa avec deux nouvelles lettres, datées du 8 et 10 août, et dans Tune desquelles Monlyon fait preuve d'une sollicitude véritable envers son impatient receveur.
8 août 17!»2.
J'ai' reçu votre lettre du 24 juillet, et depuis, M. de Chenevière m'a mandé que vous lui aviez porté les 8.000 livres que vous lui aviez marquées. Il ne fallait pas m'envoyer un si grand papier, à cause des frais de port de lettre. Mandez-moi ce que me doit Martin Bouchet, le maire ; envoyez-moi le compte de ce qu'il me doit. Dites au garde général champêtre que, s'il fait des rapports des délits commis sur mes terres, je le récompensei'ai. Voyez à me faire rendre justice à Montyon ; si la municipalité ne veut pas me rendre justice, mandez-moi s'il faut se pourvoir et quels sont les officiers du tribunal ou du district où se portera l'appel. Voyez pourquoi je suis imposé dans uhe proportion si forte; demandez cette explication. Il est impossible que je me détermine à payer un impôt si exorbitant et si contraire aux décrets. Faute de quelque peine de votre part vous m'exposez à des surcharges dont il est ensuite bien difficile de se défaire 2.
i792, 10 août.
A Verny, District de Gex.
Je vous ai écrit il y a deux jours, je vous écris encore
1. Archives de i Assistance l'uhlique. — Les dornières li^jnes de cette lettre pourraient servir de ulose au passage suivant du livre de M. Fernand Labour, sur M. de Monlyon. p. 217 : « Ceux qui m'ont précédé dans la vie ont vécu près de lui, et, de son château qui existe encore, on peut voir la maison où ont habité mes ancêtres : plus d'une fois, j'ai trouvé mon nom sous la plume de M. le baron : ce travail a donc un caractère particulier, il est intime. »