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sa fille ; vous voyez, Monsieur, à quoi nous sommes exposés dans le moment-ci.
L'intention de Platteau et la mienne sont et seront de nous conduire en honnêtes personnes, et de ne point contrevenir aux lois ; c'est votre intention et la nôtre, et de ne point faire aucune résistance contre la municipalité et le peuple attroupé ; nous en connaissons le danger.
La poudre qui était dans une cave, depuis peut-être vingt ans, était mouillée, comme si on lavait mise dans l'eau, et ne peut vous servir à rien, et n'est bonne qu'à «jeter ; on en a fait de même dans les autres châteaux ; chez M. Ducoudray de même ; voilà. Monsieur, à quoi se réduit cette perquisition'.
Même note, le 23 septembre.
L'on pense, écrit Parain, que le bataillon delà Corrèze en garnison à Monthyon, Chambry, Barcy et Marcilly, partira le onze ou le douze, pour aller en garnison en Lorraine ou dans l'Alsace ; ils sont actuellement habillés, et ils n'attendent plus que les pièces de canon pour partir. Vous pensez bien. Monsieur, qu'il y a des dégradations de faites dans le château et dans les bois du Parc ; il en a été rendu plainte au général du camp de Meaux, et au district, et l'on doit envoyer en faire la visite incessamment, je ne sais si Monsieur en sera dédommagé, ni aux dépens de qui ; la commune ne leur a pas fourni assez de bois pour faire leur cuisine et pour leur chauffage, et ils ont brûlé du bois de charpente qui était déposé dans la basse cour, qui n'était bon qu'à brûler, et aussi du bois de corde provenant de la remise du moulin des écluses que j'avais fait abattre.
Les mauvais citoyens de Monthion se permettaient de casser des branches de peupliers dans le nouveau parc ; ils prirent des crochets de bois pour accrocher et casser les branches et les emportent chez eux ; j'en ai trouvé aussi dans les prés qui faisaient la même chose, je les ai réprimandés et ils disent, pour toute réponse, qu'ils ne sont pas les seuls qui agissent ainsi, et on ne peut les contenir, et les rappeler au bon ordre. Cela est bien fâcheux qu'il n'y à pas d'ordre. Monsieur y perd cl nous en sommes malheureux de voir détruire les propriétés de Monsieur que nous ne pouvons conserver, comme dans l'ancien régime.