Aloys de Molin, op. et/., p
2. Bibliothèque de Genève, M. ce. 23 a. Lettre de Charles de Constant à Montyon, en f)ctobre 1808.
3. Aloys de Molin, op. cit., passini, et Bibliothèque de Genève, M. ce, 23 a. Instructions de Montyon au sollicitorTuiner, en septembre 1808.
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s'est voloulairenienl mal conduit, puisqu'il a vendu ce qu'il avait obligé ^ ». Et à Charles de Constant qui parait oublier sa mission contentieuse à l'égard de Christinet. de Quiblier et de la communauté de Gamoëns, il adresse, à peu près tous les mois, des billets dans le goût suivant : «' M. de Montyon prie instamment M. de Constant de vouloir bien écrire pour qu'on fasse rendre jugement dans les affaires qui lui sont confiées. 11 est aisé de faire poursuivre des débiteurs véreux. M. de Montyon se recommande pour cela à l'obligeance et à l'amitié de M. de Constant "-. »
Nous devons ajouter ici, à la décharge de Montyon. que ses débiteurs faisaient alors tout le possible pour l'exaspérer.
Quand ou lit aujourd'hui le détail de leurs manœuvres, on demeure étonné que la Suisse, cette moderne Ai'cadie, ait pu jamais abriter tant de scélératesse. Les bergers, dont les âmes prétendues neuves venaient encore d'être rafraîchies par le souffle de la Révolution, étaient-ils donc capables d'un si méchant usage de la liberté ? Il faut le croire, puisque les documents sont là qui parlent, qui accusent, et qui justifient les épithètes d'imbéciles et de fripons, généreusement accordées par le notaire Barbey aux adversaires de son client. A'ers la fin de f80;}. lun d'entre eux maître Gottofrey, tabellion au bourg d'Echallens. esprit malicieux et fécond en ruses, se plut à inventer et répandre la nouvelle de la mort de Montyon •''. On croit aisément ce qu'on désire, plus aisément encore ce qu'il est profitable de croire. Les débiteurs de notre émigré assurèrent donc une prompte fortune aux dires de maître Gottofrey: saisissant l'occasion, non seulement de ne plus payer d'arrérages, mais aussi de soutenir en justice que leur créance était éteinte, ils formèrent une k coalition ». nous dirions aujourd'hui un syndicat, dont l'objet étaitd'i< établir des préventions contre la réalité de l'existence de Montvon ' ».