‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 171 sur 224 · Voici ce curieux document · texte numérisé non relu

Voici ce curieux document

Par-devant moi Benjamin Necoton, notaire public à Londres, duement admis et juré et en présence des témoins soussignés sont comparus en personne Messieurs James Cazenove, Daniel Guillemard, Martin et de Ferre. Jean Bâtard, Jean-Lavis GrefTulhe, et Jean George Ott, négocians de cette ville et de moi notaire bien connus. Lesquels ont déclaré et certifié que Monsieur Antoine-Jean-Baptiste Robert Auget Montyon de présent à Londres logeant Brevver Street, n" 38 Golden Square est vivant, et est bien la même personne qui était en Suisse et à Genève dans le cours des années mil sept cent quatre-vingt-neuf, mil sept cent quatre-vingt-dix, mil sept cent quatre-vingt-onze et mil sept cent quatre-vingt-douze et qu'il ne peut être de bonne foy élevé aucun doute sur cette existence, d'autant que Monsieur de Montyon est d'un ordre de personnes où la supposition de personnes ne peut avoir lieu, qu'ils donnent la présente déclaration en étant requis, quoiqu'elle soit très inutile, attendu que foi est due au certificat de vie donnée par le notaire avec légalisation, et qu'un tel certificat est admis dans tous les tribunaux comme pièce suffisante pour la perception des rentes viagères sauf par ceux qui voudraient contester une inscription de faux s'il y a lieu ; desquelles déclarations ai doimé acte et ai signé ainsi que les déclarans et les témoins. Fait à Londres ce vingt-sept septembre mil huit cent cinq.

Témoins : James C.\zexove ; J. L. Greefulhe ; Th. Xaston Buchi.xi.AXE ; Daniel Gcillemard ; Martin et de Ferré ; Robert Pike, Same ])lace.

Par ordre de J. Batai(i>; C. Maclaixe ; J. G. Ott.

{Bihiinthèqiie de (/enève,'Sî.cc. 23 a ; le document est en franvais, sur pa-

Le ministre plénipotentiaire de l'empereur vient de me donner un certificat de vie et d'identité que je joins icy ' ; je fais observer qu'il n'y a que mon nom de famille, mais que l'identité est bien prouvée, parce que mes noms de baptême y sont, et ma qualité de conseiller d'Etat, etc. De plus il y a un certificat du même ministre 2, plus ancien où mon nom de terre se trouve.

Je fais ces l'éflexions pour prévenir les chicanes, je vous prie de faire passer au plus vite ces pièces à M. Darlens et en recommander la conservation parce qu'elles me sont utiles.

De plus j'ai envoyé à M. Schmidt qui le communiquera, des certificats de cette année à diverses époques pareils à celui du 22 février ci-dessus, les certificats sont des ministres plénipotentiaires de Suisse, de Suède, de Danemarck et du gérant de la légation de Saxe. Et en donnant avis vous pouvez ajouter que tous ces ministres ont été également indignés, qu'on tolérât de semblables chicanes en Suisse et qu'on ne punit pas les praticiens qui les fomentent •*.

Charles de Constant, son cousin, Cazenove d'Ariens, et peutêtre François Barbey lui-même essayèrent bien de calmer leur bouillant correspondant ; entre autres avis salutaires, ils lui donnèrent celui de se tenir tranquille jusqu'à ce que les tribunaux d'appel eussent définitivenienl prononcé. Mais est-il besoin d'ajouter que le conseil ne fut pas entendu ? Alors qu'un vrai plaideur doit reconnaître dans la mauvaise foi de son adversaire le condiment nécessaire d'un procès, et ce qui en l'ail pour ainsi dire le ragoût, Monlyon n'y trouvait qu'un motif nouveau d'indiijiiation :

l)ier timbre ; il est suivi d'une formule de légalisation, en anglais, et signée du lord-maire Peter Perchard.)

1. Je soussigné, Louis, comte de Stachemberg, Chevalier de la Toison d'Or, chambellan, conseiller intime de S. M. I. R, ap. et son ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire auprès de L. B. certifie que M. Antoine Jeaa-Baptiste Robert Auget qui avant la Révolution de F'rance y était Conseiller d'Etat et y possédait plusieurs autres places et dignités et qui est de moi bien connu est actuellement vivant à Londres et résidant dans Brewer Street Golden Square. Londres, celU septembre 1806.

Louis, comte de Stachemberg.

Bibliothèque de Genève, M. ce. 23 a.

2. Ce certificat figure également au dossier de la 7?(7j/('o//itv/ ne de Genève, M. ce. 23 a.

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