‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 192 sur 224 · loys de Molin, op. cil . p · texte numérisé non relu

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ment (Tamitié), que je vous conseillais de ne point vous marier : vous aurez une plus grande chance de bonheur, et la perspective de l'avenir ne tente pas d'avoir une postérité '. » Enfin, le •26 novembre 1805, il dit encore :

N'allez pas compromettre votre bonheur par une union, qui ne se contracte jamais sans un grand risque, et qui, dans la situation actuelle des affaires politiques, est une folie. Toute l'étendue du possible est effrayante, et pour un homme qui veut vivre indépendant et se sauver des événements, c'est folie de donner des otages à la fortune, et de former des liens qui empêcheront de se soustraire à ses coups -.

Il conclut, selon sa coutume, que " tout le globe va mal », et qu' « il faut actuellement s'occuper des livres plutôt que des hommes •' ».

Ainsi fit-il. Les lettres, « ce grand hôpital des émigrés ' » devinrent son refuge et sa consolation ; priant ses amis de ne jamais lui parler politique •', il ne s'étendit plus lui-même que sur des objets étrangers aux hommes et aux choses de son temps ; il ne chercha de liaisons que dans les Académies ou les sociétés savantes. Son activité d'esprit et de plume fut d'ailleurs surprenante, de la part d'un vieillard presque octogénaire, qui se plaignait constamment d'être sourd et aveugle *, et qui, pourtant, de 1800 à 1812, ne produisit pas moins de quatre ouvrages imprimés, sans compter les nombi-eux manuscrits demeurés dans son portefeuille.

Nous nous occuperons d'abord des premiers, savoir : Y Eloge de Corneille ; Quelle influence ont les diverses espèces d'impôts

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