‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 193 sur 224 · Chateaubriand. Mémoires d'Ontre-Tomhe · texte numérisé non relu

Chateaubriand. Mémoires d'Ontre-Tomhe

5. « "S'ous devriez bien mander à M. S... de ne point énoncer dans ses lettres d'opinions sur la politique : cela n'est bon à rien, et peut être fort nuisible. » [>ettre à Cliarlesde Constant, le 17 septembre 1806. Bibliothèque de Genève, M ce. 23 a.

6. w Si vos dames reçoiventles sourds et aveugles, j'irai incessamment leur faire ma cour, mais c'est chez elles que ces infirmités me paraîtront plus fàclieuses. >> Lettre à Charles de Constant, le 10 novembre ls06, Bibliothèque de Genève, M ce. 23 a.

MONTYON PFNDANT L ÉMIGRATION -i-i'»

sur la moralité, Vaclivité et V industrie des peuples ; l'Exposé statistique du Tonkin : Particularités et observations sur les ministres des finances de France les plus célèbres depuis i660 jusqu'en l~92.

\uEloqe de P. Corneille avait été proposé au concours, par VInstitut national de France, en 1807. Montyon, qui professait, dès longtemps, une grande admiration pour Tauteur du Cid, résolut immédiatement de concourir.

Mais on dirait qu'il pressentit le sort réservé à son mémoire, car au lieu de l'envoyer en France, par la voie ordinaire, celle <le la poste, il le confia au comte de Stachemberg ', cet ambassadeur d'Autriche à Londres, avec lequel nous le vîmes déjà en relations '^. Apparemment, il espéi-ail ainsi procurer à son ouvrage une sorte d'immunité diplomatique. Il se trompait. D'après « la personnalité qui en était porteur )■. on reconnut que l'ouvrage venait d'un émigré et on refusa de l'admettre au concours.

Grand émoi chez l'auteur. Le voilà qui s'anime contre le lauréat, Victorin Fabre, et qui fait imprimer, en regard les uns des autres, les passages les plus saillants de l'éloge couronné, et de Véloge non admis \ Le voilà encore qui inspire une note du Monthly Bennew donnant à l'éloge non admis la plus flatteuse des préférences^. Jamais sa considération pour les aca-

Page 1