‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 25 sur 224 · I. Compte de Tutelle, p · texte numérisé non relu

I. Compte de Tutelle, p

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L ENFANCE, L EDUCATION, L ENTREE DANS LE MONDE Ht

chevaux de M"'*" de Monthion en 1753-54 : pour ce, dû par ladite dame, trois livres deux sols ' ».

Le registre ne dit pas si M"^" de Monthion paya sa dette : mais tout ce que nous savons par ailleurs de cette mère dévouée nous la montre ainsi sous l'aspect dune personne grave, presque austère, poussant l'amour de l'ordre jusqu'à la parcimonie. Dans un roman qui tient de lautobioj^fraphie. M""' de Fourqueux a écrit d'elle : « Ma belle-mère a beaucoup d'esprit et d'instruction, mais son esprit paraît froid et sérieux : jamais d'abandon, elleest toujours prête à m'accuser de coquetterie... il y a dans sa parure une affectation de simplicité -. » De son côté, Moreau rapporte dans ses souvenirs que M™*" de Montyon passait pour fort avare 'K Enlin, ne la voyons-nous pas elle-même, aussitôt après la mort de son mari, restreindre autant qu'elle le peut, le train de maison seigneurial que nous avons décrit ? la moitié des laquais sont renvoyés, le maître d'hôtel est remercié ; seuls, un valet de chambre, une femme de chambi'e et un cocher composent désormais le domestique ' de cette veuve jeune, riche et peut-être belle.

De pareils traits achèvent de nous faire voir à quelle école de moralité un peu méticuleuse, Montyon continua d'être élevé, après la mort de son père et comment se fortifièrent naturellement dans son âme la passion de l'exactitude en toutes choses, le goût dune probité sèche et pour ainsi dire chiffrée, un zèle égal pour les grandes vertus et pour les petites économies. On lira plus loin ', qu'à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, il osa un

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