Compte de Tulelle. p
LKNFANCr, l'éducation, l'eNTRÛE DANS LE MONDE 29
lelles et linj^e iiii, boucles ou boulons diamantés, rien n'y manque, si bien que Jean-Guillaume Wolf dut payer, de ce chef, et dun seul coup la somme de huit cent soixante livres '. Il s'inscrivit à l'académie Jouan -, une de ces institutions privées où les gens de bon ton, venaient apprendre l'équitation, la danse, lescrime et, en général, tous les arts d'agrément. Il accoutuma de demander à son tuteur onéraire, pour son argent de poche et « ses faux frais d'Académie » de menues sommes que Jean-(iuillaume Wolf lui versait d'ailleurs « en plusieurs fois ^ ». Knfin, un matin du printemps de l'année 1754, son beau-frère, Michel Bouvard de Fourqueux. depuis peu Procureur général près la chambre des Comptes, vint le prendre à l'hôtel de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; on loua pour la circonstance ei moyennant la somme de 16 livres 10 sols, « un carrosse de remise » qui les mena tous deux à Versailles *, et, en attendant d'être présenté au roi, « Antoine-Jean-Baptiste-Robert Auget, baron de Monthion, avocat de S. M. au Cliâtelet de Paris », fut conduit chez quelques hommes en crédit avec lesquels Fourqueux entretenait des liaisons, ou même un commerce d'amitié. Ce que furent ces visites, il est facile et intéressant de le supposer. On alla d'abord remercier le (iardedes Sceaux, de l'agrément qu il avait donné à l'achat d'une charge importante et lourde, par un écolier de vingt et un ans ; et, Montyon, salua sans doute, pour la première fois, celui dont il devait plus tard glorilier le ministère, et citer l'exemple ', « J.-B. de Machault, chevalier, Garde des Sceaux de France, Contrôleur Général des Finances. Commandeur et Grand Trésorier des ordres du Roi » ''... Puis on s'enfonça davantage dans la cour; on rendit ses devoirs au grand veneur de S. M., M. le Duc de Penthièvre, qui protégeait Fourqueux et devait plus tard protéger Montyon;