d., ibid
Tant de ridicule rejaillit naturellement sur les Fourqueux ; il ne corrigea pas l'imprudente ambitieuse. Privée de ses filles, elle se retourna vers son mari et rêva de guinder le bonhomme jusquaux grandes places; en lui aussi, elle crut apercevoir létofl'e d'un contrôleur général. Mais, dans le moment même où elle réglait les notes de leur commune installation à l'hôtel du Ontrôle ', et le lendemain du jour où elle avait été présentée à la cour -. l'insuffisance du vieillard apparut plus que jamais, et il fallut faire venir les déménageurs. M"'" de Fourqueux dut se rabattre alors sur sa première et principale visée, qui avait été d'ouvrir et de tenir un grand salon littéraire . Toutefois, il ne semble pas que le cercle formé autour d'elle ait jamais compté parmi les réunions en vogue et les centres d'influence. Les contemporains n'en ont parlé que pour en médire, et nous voyons, dans Bachaumont, qu'en 1778, après plus de vingt ans d'efforts, d'habiletés, de gentillesses, la sœur de Montyon n'avait réussi qu'à passer pour « une virtuose, présidant un bureau du bel esprit ■' ».
On aime à penser que la vieillesse lui fut plus douce, et qu'elle trouva plus de satisfaction dans les soins de la bienfaisance, qui était pour elle une tradition de famille, et à laquelle elle s'adonna . Nous avons d'ailleurs là-dessus cette confidence délicate : « L'égo'ïsme resserre le cercle des jouissances; la charité l'étend à l'infini '*. »
Autant sa femme se montrait désireuse de mener la vie du siècle, autant Bouvard de Fourqueux s'en était peu à peu détaché. Adonné à l'art des jardins, comme Malesherbes à la bota-