‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 84 sur 224 · Archives de l'Assistance Publique · texte numérisé non relu

Archives de l'Assistance Publique

Montyon répondit seulement le 8 février; le 16 du même mois, Terray lui manda de nouveau :

A Versailles, le 16 février 1771.

Monsieur,

Je reçois la lettre du 8 de ce mois par laquelle vous me marquez que vous comptez vous rendi'e ici incessamment; quoique je ne doive pas douter de votre empressement à venir chercher les secours que votre santé exige, je vous exhorte encore à ne pas différer de vous rendre ici, le service du Roy y étant intéressé. Je suis,

Monsieur,

Votre très humble et très affectionné serviteur, Terray ' .

A ce deuxième appel, l'intendant fut bien obligé de se rendre; étant venu à Versailles il connut enfin ce qu'on attendait de lui: revêtir le titre et les fonctions de commissaire du roi, installer solennellement le Conseil supérieur de Glerniont, faire enregistrer par les présidiaux et les bailliages Tédit qui constituait leur nouvelle juridiction d'appel, briser les résistances en usant au besoin de la force et en mettant les gendarmes aux trousses des juges récalcitrants.

On devine avec quel visage indigné, Montyon accueillit ces instructions, et de quel style, il refusa de les suivre. Défense immédiate lui fut faite de retourner en Auvergne.

D'après l'examen des circonstances dans lesquelles se trouve votre généralité, lui écrit Terray, et la position des aff"aires, vous penserez vraisemblablement qu'il serait expédient que vous ne vous pressiez point d'y retourner ; le subdélégué général que Sa Majesté a jugé à propos de nommer, pourra faire les départements et s'acquitter des fonctions qui exigent votre présence; et votre vigilance sur les opérations qui vous sont confiées ne me permet pas de douter que vous ne les dirigiez, quoiqu'absent, avec le même succès qu'elles ont eu jusqu'à présent.

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