‹ August Royer, sa vie et ses œuvresChapitre 5 sur 11 · PAGES · texte numérisé non relu

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résultats de son initiative se doutent du labeur incessant qu'il s’est

imposé pour les produire. »

Ces lignes sont de M. Bellefroid, directeur-général de l’agriculture et du commerce au ministère de l'intérieur.

L'horticulture belge a déjà fait entendre la voix de la reconnaissance sur la tombe d’Aucusre Royer. Un de ses collègues et de ses meilleurs amis, M. Ferdinand Kegeljan, Secrétaire de la Société royale d’horticulture de Namur et membre du bureau de la Fédération, s’est exprimé en ces termes au bord de la tombe de

notre digne et regretté président.

DISCOURS DE M. KEGELJAN.

J’obéis aux sentiments de l’amitié autant qu’à un douleureux devoir, en venant, au nom de la Société d’horticulture de Namur, adresser un dernier adieu à celui qui fut son président et l’un de ses membres les plus actifs.

Quoique absorbé déjà par le soin de ses affaires et par les devoirs que lui imposaient ses diverses fonctions, M. Royer savait trouver encore des heures de loisir, qu'il consacrait aux arts et aux sciences.

L'horticulture était surtout l’objet de ses prédilections.

Il fut fondateur et président de la Société Van Mons, et président de la Commission royale de Pomologie. — Il déploya en ces diverses qualités ce zèle et cette intelligence qui caractérisaient tous ses actes.

Quand se forma la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique, il fut encore appelé à l'honneur de la présider et ses collègues le contirmèrent chaque année unanimement dans ces fonctions, rendant ainsi un éclatant hommage à son caractère et à son aptitude.

Ses mérites ne furent pas moins appréciés à l’étranger, et un grand nombre de Sociétés tinrent à honneur d’inserire son nom parmi ceux de leurs membres correspondants.

L'agriculture fut également l’objet de ses soins et de ses études. Là encore son dévouement et son bon jugement le désignaient à ses collègues, qui l’appelèrent à la direction du Comice agricole de Namur, et plus tard, à la présidence de la section de Namur dans la Société agricole de la province, dont il était déjà vice-président.

Lorsque, en 1865, il résigna ces dernières fonctions, l’assemblée générale, voulant lui témoigner sa reconnaissance, lui conféra le titre de président d'honneur.

Il serait trop long d’énumérer ici les services que M. Royer rendit à lhorticulture et à l’agriculture.

Rs

Doué d’une imagination féconde, d’un grand esprit d'initiative et d’une activité infatigable, il sut imprimer une vive impulsion aux travaux des nombreuses associations dont il était chef ou membre.

Il s'était créé partout des relations en vue de rechercher les nouveautés dont pouvaient s’enrichir nos cultures et prenait un grand plaisir à les distribuer. Sous ce rapport encore il a rendu de notables services.

La bonté de son cœur, la loyauté de son caractère étaient connues de tous et un même sentiment de reconnaissance, d’affliction et de regrets nous réunit aujourd’hui autour de ses restes mortels.

Comme époux, comme père, comme ami, M. Royer peut être cité pour modèle, et ceux qui ont vécu dans son intimité ont pu voir combien il trouvait de bonheur et savait en répandre autour de son foyer.

Eprouvé depuis plus de quatre ans par une cruelle maladie, la patience et la résignation ne lui ont pas un seul instant fait défaut; il s’efforçait, au contraire, de cacher ses souffrances, afin de ne pas attrister ceux qui l’entouraient; il les oubliait souvent, pour s’enquérir de ses amis et de ses connaissances, avec cette sollicitude et cette bienveillance qui jamais ne l’abandonnaient.

Une vic si bien remplie a sans doute déjà trouvé sa récompense dans un monde meilleur. Puisse cette douce confiance, ainsi que le témoignage des regrets de nombreux amis, apporter quelque soulagement à la douleur d’une famille dont il était le chef bien-aimé.

Adieu, cher et vénéré collègue et ami, nous ne te verrons plus, hélas, parmi nous, mais nos cœurs seront toujours avec toi.

Royer s'est particulièrement adonné à la Pomologie, cette branche si importante de l’horticulture économique. Il recherchait les résultats pratiques et directs de nature à augmenter la fortune publique et le bien-être des populations. Il a écrit les résultats de ses études dans les huit grands volumes des Annales de la pomologie belge et étrangère et dans le Bulletin de la Société Van Mons.

AuGuste Royer ne doit pas être seulement considéré comme pomologiste et horticulteur : il remplit des fonctions publiques et sut donner un élan remarquable à des industries nouvelles dont il a doté son pays. Ce côté important de son existence est particulièrement mis en relief dans le discours qui fut prononcé à ses funérailles par M. Dury, président du Conseil provincial de Namur.

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