‹ Auguste Comte et la philosophie positive (volume 2)Chapitre 75 sur 83 · RELATIONS AVEC M. DE BLAINVILLE · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC M. DE BLAINVILLE

Leurs relations n'existaient plus, et M. Comte fit à Tégard de M. de Blainville ce qu'il faisait à Tégard des gens avec qui il se brouillait : il oublia le passé et se laissa aller au bl&me immérité. Mais ce blâme et le Discours qui le renferme ne doivent pas faire perdre de vue la lettre ci-dessus rapportée (p. 633), où M. Comte exprime une si pleine confiance en la loyauté et en la fermeté de son vieil ami, et se montre bien plus peiné du tort que, suivant lui, s'est fait M. de Blainville que de ce qui le concerne lui-même. Cette lettre, qui les peint tous deux, est honorable pour tous deux.

Le Discours sur la tombe fut une occasion cherchée, mais mal trouvée, de faire paraître le grand prêtre de ThUmanité. C'était un catholique qu'on mettait en terre; et sur un catholique le grand prêtre de Thumanité n'avait ni juridiction spirituelle ni droit de parler. Une tombe est un lieu sacré où la douleur seule a sa place; la controverse ne peut pas s'y dresser, surtout si elle provient d'un esprit qui n'est pas uni au mort par le lien des suprêmes croyances.

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