RUE BONAPARTE
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La philosophie positive, son fondateur et ses adhérents ont été mis tout récemment sur la sellette, à la Sorbonne même, par un spécialiste de grand renom, érudit d'un talent incontestable, qui s'est fait une répulation en ce qui concerne l’histoire de la Révolution française (1). Auguste Comte et son école y ont reçu la férule des mains de ce maître; ils ont été coiffés du bonnet d'âne par l'éminent professeur, tout comme des élèves de septième ou de huitième, qui n’auraient pas su leur leçon, seraient semoncés par leur régent ou leur maître répétiteur. Ils ont été convaincus d'avoir,
, Sous prétexte d'histoire et de philosophie de l'histoire, : lit tout simplement de la légende.
C'est pour les relever de cette dé/aite, et en appeler au grand public d'une exécution aussi sommaire, que nous faisons paraître ce pelit livre.
En mettant à la portée de tous l’essentiel de ce que l'auteur de la Philosophie positive a écrit sur la Révolution française, nous placerons les esprits indépendants et réfléchis en situation de juger la portée réelle d'une sentence où l'insuffisance mentale, le pédan-
(1) Discours d'ouverture du Cours d'histoire de la Révolution française, prononcé le 7 décembre 1893 par M. Aulard, et reproduit par ses soins dans la Revue bleue, dans la Justice et dans la Revue d'histoire de la Révolution française. oi f
tisme et l'intérêt ont sans doute plus de part que sentiment social et la ferme raison.
Mais d’autres motifs nous ont aussi engagé di cetle entreprise.
Les jeunes gens qui sont sur le point de termi leurs études, et qui sentent le besoin de coordon les faits historiques si nombreux qu'ils y ont app trouveront ici, sur la mémorable époque qui p cède immédiatement la nôtre,une synthèse lumineu réelle, qui leur permettra de classer et de forti leur savoir; tandis que les esprits plus mûrs, hommes plus avancés dans la vie, qui cherchent sens vrai des choses, la signification et le but det d'événements divers, seront éclairés, réconfortés | l'aboutissement magnifique qu'elle assigne à l’évo tion moderne.
Car ce n'est point une théorie de luxe, un pas temps d'école, que cette large et solide explication le fondateur du Positivisme a donnée des temps quin séparent du moyen âge et de l'antiquité; ce n’est p une chinoiserie académique, une devinette d’érut pour faire pâmer les sociétés littéraires ou se pous dans le monde : c'est, à nos yeux, le guide certain la politique actuelle, le fil conducteur qui doit n aider à sortir du labyrinthe où nous nous épuis depuis un siècle en des luttes meurtrières, —aujourd' plus menaçantes encore, — entre l’ordre et le prog
Oui, cette conception de l'évolution moderne cause une surprise si naive, un étonnement si € vaineu, une joie si malicieuse à M. Aulard, et qui inspire un persiflage si fragile, — il excelle à sout tout ensemble le chaud et le froid, et à se moq même en louant, — enseigne la solution de notre cor séculaire, le sens de la Révolution. ses vraies origir ses tendances essentielles, sa marche naturelle, son inévitable, sa terminaison nécessaire, condition
repos, de la prospérité, de la grandeur de notre es-. pèce. C'est pourquoi nous attachons tant de prix à ce qu'elle soit incessamment exposée, soutenue et défendue, surtout portée à la connaissance du plus grand nombre.
Nous bornerons la série de nos extraits ou citations du Maître au strict nécessaire, c'est-à-dire à ce qui, dans ses écrits, se rapporte aux reproches qui lui ont été fails, aux points où on a le plus trouvé à reprendre: ainsi les pages du tome VI du Cours de philosophie posise (leçon LVII, Appréciation de la partie déjà accomplie de la Révolution française), jusqu'à la fin de la Session conventionnelle seulement. Puis la partie du tome ILE du Sys{ème de politique posilive correspondant à la même époque et prise au chapitre VII de la Dynamique sociale (Traité du Progrès humain; — Phibsophie de l’histoire). Nous joindrons à ces textes des notes explicatives pour en dissiper les obscurités possi- : bles et les fausses interprétations. Enfin, nous termine- | rons par un résumé synoptique de toute la théorie d'Auguste Comte sur la Révolution considérée dans son ensemble et non plus bornée à notre point de. vue national, c'est-à-dire sur le double mouvement “nnexe de décomposition du régime ancien (le sysème catholique et féodal), et de recomposition du régime moderne (le système scientifique -industriel) ; mouvement qui, commencé au xiv* siècle de notre ère, à présenté, à la fin du xvinre siècle, la crise décisive qu'on appelle plus particulièrement la Révolution franfaise, et devra se terminer par l’avènement de la menlalité positive ou scientifique, et de la sociabilitéuniverselle, appuyées sur la paix et le travail. Ce résumé n’est autre que le programme des cours que M. Pierre Laffitte a plusieurs fois professés sur la Révolution, soit à l'antienne succursale de la Sorbonne, soit au Collège de France, soit dans diverses mairies de Paris, et qui
condense avec fidélité tout son enseignement, d’ailleurs conforme aux ouvrages du fondateur du Positivisme..
- M. Aulard a assez gaucliement reproché, en les rapportant à une influence absolument inventée et qui n'a jamais eu lieu, celle de Nicolas Villiaumé (4), les différences que l'on trouve entre le résumé présenté dans la Philosophie positive, et celui que donne la Po litique; mais il ne pouvait en être autrement, le premier traité touchant surtout à l'évolution des idées et des principes généraux, ou à la logique de la Révolution, et le second s'appliquant davantage aux faits, à l’expérimentation des opinions, où à la pratique même de la grande crise. L'auteur devait donc Considérer et mettre en lumière, dans le deuxième ouvrage, d’autres objets que dans le premier. .
- Encore, le sévère crititique s’est effarouché, sans plus de raison, du peu de détails que contient l'appréciation trés générale du philosophe, — escomptant bien vite cette sobriété pour de l'ignorance, — sans prendre garde que Comte faisait ici la théorie aôstraile et synthétique d'un ensemble spécial, formant lui-même partie d’un tout autrement considérable : l'histoire générale de l'Humanité, avec laquelle il fallait évidemment le tenir en proportion exacte, en évitant de surfaire son
° (4) Comte ne l’a jamais connu, ni vu, ni lu. Le professeur a em:prunté cette fiction, de même que le plan, les détails et jusqu'au moindres plaisanteries de son discours du 7 décembre, à une attaque faite il y a vingt ans, en 1873, par G. Avenel, l'historien des Hébertistes, dans le journal la République française (Lundi: révolutionnaires). Sa séance d'ouverture n'offre que le pastiche plus ou moins habile de la capricieuse, fantasque et incohérente boutade du brillant écrivain.
+ C'est même ce manque absolu d° originalité et d'inspiration qu fait la caractéristique de M. Aulard, sa marque personnelle : preuve son cours de cette année, sur Danton, qui n'est que 1 commentaire, envieux et malveiilant jusqu'au ridicule, d'ouvrage de ses prédécesseurs dans la même voie.
importance. Mais jamais l’auteur n’avait prétendu écrire l'histoire même de la Révolution française, surtout à la manière de M. Aulard, ni dispenser de lire les traités et les documents spéciaux.
Enfin, avec une àpre insistance et un dessein très marqué, le professeur appuye sur l’incompatibilité qu'il prétend établir entre la science et ce qu’il appelle la religiosité positiviste.
Il dit, entre autres, et non sans intérêt ni sans malice: « J'ai oublié qu’un fondateur de religion est infaillible et qu'il ne faut pas dire que le Maitre s’est trompé sur aucun point. — Et voilà une preuve de plus que [a science et la religion ne peuvent se toucher sans se combattre (1). »
Ainsi, ce métaphysicien gradué, tout au moins déiste, œ critique et ce lettré d'État, met, sans rire, 4ors [a science, l'homme qui a écrit le Zraité de géométrie &alytique, l'auteur de la philosophie des sciences et le fondateur de la science sociale ! prétention pour le moins amusante, de la part d’un écrivain étranger à toute science, à la sociologie aussi bien qu’à la physique et aux mathématiques (2). — Oui, le philosophe qui a proclamé l'autorité de la loi naturelle des phénomènes où de la loi scientifique, son incompatibilité radicale avec la volonté arbitraire, surnaturelle ou divine, et qui, de t chef, a établi l'infranchissable séparation qui existe entre la science, la théologie et la métaphysique, ainsi que l'ascendant définitif de la première sur les deux autres, est donné comme étant dénué de savoir, de mentalité positive et d'esprit scientifique, — que
(4) La Révolution française (Revue historique), no du 14 févier 1793, p. 481.
(2) Car, quelle science peut-il bien représenter ? la critique, la Polémique, pour ne pas dire plus? — mais ce sont des anis, den Procédés et non pas des sciences.
dis-je? comme l'ennemi de la science ! — par cetim- : peccable grammairien, garant et porte-parole des vieilleries théosophiques dont Rabelais, déjà, sans parier de Molière, s'était tant moqué !
Il est vrai que Comte, après avoir complété et coordonné les sciences,après en avoir construit un inébranla- | ble tout, en a voulu faire, parles motifs sociaux et politiques les plus élevés, une synthèse positive ou religion sans dieu, à dogme rigoureusement démontré : la série des sciences abstraites fondamentales, mathématique, astronomie, physique, chimie, biologie, sociologie et morale ; dont le culte s'adresserait aussi à un être collectif réel, l'Humanité, servie par un régime d’activité pacifique ou d'organisation sociale du travail industriel. Autrement dit, il a fondé un procédé de ralliement applicable à l'homme et à la société, afin de lier, unifier en lui-même l'être multiple, « ondoyant et divers », essentiellement divergent, que nous sommes, et pour le relier à l'espèce, à tous ses semblables, dans le temps et dans l’espace. Enfin, il a pensé que le savoir réel, sous peine de ne servir à rien, devait aboutir à éclairer notre activité et notre sociabilité, notre intelligence et notre cœur, nos sentiments, pour diriger nos actes et refaire l'unité humaine, individuelle et collective, compromise par cinq siècles de révolution, en fondant l’obéissance volontaire, le concours réfléchi de l’homme devenu citoyen, sur l'autorité invariable et incontestable des lois naturelles du monde et de la société, montrant à chacun son devoir. C'est là toute la religion de l'Humanité.
Et voilà bien aussi ce qui indigne les attardés de l’ancien régime mental, les professeurs de miracles, les absiracteurs de quintescence, les montreurs de curiosités littéraires, ceux enfin qui voudraient faire passer la chronique et la biographie outrées pour de l’histoire,
Aussi ce n'est pas que telle ou telle vue de la concep-
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tion de la Révolution française par Auguste Comte, tel ou tel point de sa théorie historique que combatte et rejette, dans son discours du 7 décembre et dans son article du 14 janvier, M. le professeur Aulard : c'est le positivisme dans son entier qu’il veut prendre corps à corps et qu'il prétend terrasser. Oui, il entend formellement lui retirer le bénéfice de la tolérance qu'il a conquise, après de longs et opiniâtres débats, par la fermeté de sa foi et la réalité de sa doctrine; il croit lui pouvoir reprendre son droit de cité.
Voyez plutôt, encore une fois, dans sa revue, la fin de l’article signalé : « la science et la religion ne peuvent se toucher sans se combattre » ; et la fin de son discours de Sorbonne: « Après la mort d’Auguste
1 Comte, le tvpe de Danton fut remis aux mains d'un de “| ses exécuteurs testamentaires (4), qui était peut-être { animé de sentiments trop respectueux et trop pieux
pour que ce fut son rôle, et pour qu'il fallût lui
| demander de corriger lui-même ou même de signaler
ls erreurs historiques du père de la religion positive, » — Comme si le positivisme ne pouvait être en contact avec la science, sans la combattre ! Comme si aucun de ses adhérents n'était, par cause de religiosité, capable de discerner et de respecter la vérité, recevable à l'exposer et à la faire prévaloir !
— «Il y a à se demander, ajoute le professeur, si la philosophie positive, qui se donne autant pour une religion que pour une méthode, nous a exactement montré le vrai Danton, et si nous n’avons pas tous été, moi le premier, un peu dupes des procédés apologétiques, procédés sincères mais en parlie religieux,
| d'Auguste Comte et de ses disciples. Il y a à se de-
(1) Nouvelle erreur et tout aussi singulière que la précédente, chez un esprit aussi rigoureux et si sûr de soi, — (Note des éditeurs).
mander si, à la seule lumière de la critique historiqu les textes réunis par les positivistes ne donnent pa sur des points importants, des conclusions différent de celles qu'ils en tirent... Dans leur apologie diret du mème personnage, il me semble que nous les avo un peu trop docilement suivis, que les prestiges leur dialectique nous ont entrainés un peu loin, ! peu au delà de la vérité, et que l'autorité d'Augus Comte nous a induits, partiellement, en erreur, nou fait perdre le sens de la mesure. Il est temps que critique historique réagisse contre cette autorité à Q elle doit tant, mais qui, par la séduction du génie plus suggestif de notre siècle, l’a peu à peu écarl des voies raisonnables et a voulu la capter dans ( formules religieuses.
« Vous ne m'en voudrez pas, Messieurs, si mon ad ration pour Danton n’est pas religieuse, si j’use de ce cours des droits de la critique historique, même surtout quand il s’agit des figures les plus adorées, si je me dérobe décidément à l'honneur d’être app dantoniste, même en si bonne compagnie. J'adm Danton, mais je vous parlerai de lui les textes à main, conformément à #4 méthode... \a vérités peut-être d'accord avec volre goût, et vous aime peut-être mieux trouver en lui un homme qu'un sa un bon Français avisé et agissant que le pontife à de symbolique d'une doctrine ! »
Tout cela est très habile pour amuser Ja lerie, pour se faire bien venir des ennemis des sceptiques : malheureusement cela n'est vrai.
Non, il n’est pas vrai, — et on mel ici le profes: au défi de produire « un texte », — il n'est pas que Comte ou quelqu'un de ses disciples ait, n porte où et en quelque circonstance que ce soit, dc Danton pour un pontife ou pour un sainé.
La méthode de M. Aulard lui a fait dire ici une contre-vérité; et cet appel à l'irréligion contre la synthèse est le plus misérable expédient qu'il pût invoquer en l'espèce.
Nous avons pleine confiance qu'après avoir lu attenti-
vement les citations que nous mettons aujourd’hui sous leurs yeux, en les tirant d'ouvrages volumineux où il n’est pas donné à tout le monde d'aller les prendre, les lecteurs indépendants arriveront facilement à reconnaître la rectitude et la puissance, la parfaite légitimité de la conception d’Auguste Comte, sa nature abstraite et synthétique, cependant absolument conforme aux faits ; et que les reproches puérils et malveillants dont on a prétendu l’accabler, malgré quelques flatteries ironiques, ces embuches de grammairien, d’épigraphiste, de chronologiste et de casuiste où l'on a cru le faire tomber, sont bien réellement sans valeur.
Ils reconnaïitront aussi, pour peu qu'ils veuillent jeter les yeux sur la bibliographie dantoniste, que ceux des disciples de Comte qui, par des travaux divers, ont appuyé des fails mêmes qui les avaient inspirées les vues de leur maitre sur la Révolution française, en les développant et les spécialisant, en les rapprochant du point de vue concret, n'ont pas plus que lui sacrifié l’histoire à la légende.
Entre autres, ils se feront bien vite cette conviction légitime que le Mémoire sur la vie privée de Danton n'est point une fable, mais une revendication sur pièces ; que le Procés des Dantonistes n'est point un conte, Mais une défense sérieuse et documentée; que le Danton émigré n'est pas un mythe, mais une exposition rationnelle de vues nouvelles sur la diplomatie géhérale de la Révolution et sur son orientation, basées sur des données authentiques ; que le livre siremarquable, commentaire savant de la Philosophie positive, intitulé: Danton et la politique contemporaine, n'est
point un simple rêve, mais une œuvre réfléchie, profondément pensée, en plein accord avec les faits. Et nous en dirons autant de Danton et les massacres de septembre, du même auteur. Enfin, ils verront aussi, dans le Danton homme d'État, une biographie un peu écourtée sans doute, mais rédigée avec des documents indiscutables et des preuves, sans aucun alliage de légendes ou de conceptions thaumaturgiques. — Et serait-ce donc l’Æistoire de la Révolution française (1789-1815), condensée en quelques pages d’après les ouvrages d’Auguste Comte et les cours de M. Pierre Laffitte, qui présenterait ce système de fictions, cet asservissement de l’histoire à la fantaisie et à l'imagination, ces prestiges que dénonce la censure jalouse du critique de la Sorbonne? Nous ne le croyons pas davantage ; et, au lieu de cette fureur de tout rapporter au saint positiviste, — c'est Danton que l'on barbouille de la sorte, — dans l’œuvre de la grande crise, ils seront obligés de convenir aussi que justice entière y est rendue à chacun des glorieux serviteurs de la patrie et de la République, et que tous y ont leur part d'appréciation et de reconnaissance.
En ce qui concerne l'homme d’État, spécialement, quelles « formules religieuses », pour employer l'expression et rappeler l’accusation de M. Aulard, a-t-on donc employées dans le travail de réhabilitation du grand calomnié d’abord, et ensuite en exposant les éléments essentiels et le processus évident, régulier, de son œuvre politique? Quelle vérité a-t-on essayé de capter par ces « prestiges de dialectique » dont parle le profes- Seur ?
Jusqu'à ce qu'il ait produit ses preuves et montré, — ce qu'il n’a certes pas fait dans son discours, — la religion positiviste corrompant l’histoire, on ne craint pas d'opposer à ses insinuations les dénégations les plus formelles.
Et c'est, encore une fois, parce que cette grande représentation de l'évolution humaine qu'a établie Auguste Comte, et à laquelle se rattache inévitablement celle de notre Révolution, constitue pour nous le guide de la politique moderne, le moyen de rétablir l’ordre el le progrès dans le monde, que nous avons regardé comme un impérieux devoir de la préserver, dans les limites de notre faible action, de méprises comprometlantes et d’attaques inconsidérées.
De la sorte, il restera prouvé pour tous les gens désintéressés et de sens, que l'on peut, contrairement à ce que pense et affirme M. Aulard, être positiiste, professer la religion de l'Humanité, sans se voir fatalement réduit à ignorer ou altérer la vérité historique, sans substituer inévitablement le mensonge ou l'erreur à l’histoire, et que la foi nouvelle dispose, au contraire, à mieux comprendre la série des antécédents humains que ce triste cléricalisme dont ne sont pas tout à fait affranchis tant de libres-penseurs d'éclosion récente, dont on ne connait pas les états de service républicains.