Tours, imprimerie E. Arrault et Cie
Le sabotage est bien Tignoble symbole de notre anarchie. Il manifeste qu'on ne travaille plus que contraint, avec dégoût, comme les esclaves. Il n'en résulte que la laideur des choses et la tristesse des êtres.
Dans le positivisme, toute besogne est glorieuse, parce qu'il nous montre qu'elle participe au commun î^rand œuvre: THumanité. Chacun devient ouvrier, fonctionnaire public et artiste à la fois. " >
Ainsi, les prolétaires, qui ne sont encore que campés en dehors delà Cité, malgré leur prétendue «souveraineté » électorale, sont définitivement incorporés. S'ils n'ont plus de droits fallacieux, ils ont tous les devoirs réels des hommes associés. Ils sont admis à A^ivre pour autrui, c'est-à-dire dans la société. Avec l'anarchie économique, la précarité du salariat, le paupérisme disparaissent.
La famille se reconstitue. La femme ayant reconquis la dignité que seuls le mariage indissoluble et la protection matérielle de Thom me lui peuvent assurer, idéalisée par un culte fervent, devient la régente du foyer heureux, notre vraie providence morale.
Par la Famille, la Patrie, l'Humanité, qu'il sert avec dévouement et amour, l'homme n'est plus l'être de hasard, qui passe, inquiet, méfiant, méchant, en lutte contre tous et avec lui-même : son existence lui.K est intelligible, il continue ce que ses ancêtres ont été '''^' et il connaît que ses descendants continueront ce, qu'il fut. Il vit pour autrui, parce que c'est en autrui seulement qu'il se peut dépasser et se survivre.
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Le positivisme a déjà pénétré les sciences, il lui reste à pénétrer l'art humain. J'entends à coordonner nos idées, à discipliner nos activités, à socialiser nos sentiments, en leur prescrivant « l'amour pour principe, et l'ordre pour base, le progrès pour but ».
Le dix-neuvième siècle ayant été le siècle de la philosophie positive, il faut que le vingtième soit le grand siècle reconstructif de la politique positive^ .