Ibid., p
5. Système de politique positive, i, 329 et suiv.; Catéchisme positiviste, pp. 56 et sniv.; Synthèse subjective, pp. 36. 743.
comme elle est le principe universel de toute la réorganisation positiviste. Au fond, il n'y a de réel que l'humanité : la réalité n'appartient pas à rindividu*. La grande idée de l'humanité élimine enfin irrévocablement l'idée de Dieu pour la remplacer par une unité bien plus parfaite et bien plus durable. « A ce seul véritable Grand Être, dont nous sommes sciemment les membres nécessaires, se rapporteront désormais tous les aspects de notre existence, individuelle ou collective, nos contemplations pour le connaître, nos affections pour l'aimer, et nos actions pour le servir... Ce culte continu de l'Humanité exaltera et épurera tous nos sentiments ; il agrandira et éclaircira toutes nos pensées ; il anoblira et consolidera tous nos actes... Nul système ne doit altérer l'évidence spontanée qui caractérise le nouvel Etre-Suprême ^ ».
97. — Le grand Être. — Il est formé des hommes des générations passées, présentes et futures; non pas de tous, mais de ceux-là seulement qui sont « aptes à l'assimilation », c'est-àdire qui se rendent vraiment utiles à l'humanité, à l'exclusion de ceux qui ne sont pour elle qu'un fardeau^. De chaque existence individuelle, il n'y