II. DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE
fermit, parce que, d'un côté, elle ramène l'intérieur de l'homme à l'unité par « l'amour », et que, d'autre part, elle rattache l'homme au monde extérieur par la « foi ». Pour cette harmonie il faut à la fois et le concours du cœur par le sentiment (amour) — condition subjective de l'unité — et celui de l'intelligence par la science, la connaissance et la soumission à l'ordre extérieur (foi). Le mot « religion » ne signifie donc autre chose que l'état d'unité, de synthèse, d'union parfaite des individualités, par l'amour et par la foi *. La foi consiste à reconnaître l'ordre extérieur, afin d'y subordonner notre conduite '^. L'amour est le lien de l'union : il doit donc avoir la prépondérance ^. Toute l'existence humaine se ramène à la religion ainsi comprise 4.
(6). Objet de la religion positiviste.
96. — L'Humanité. — Ce n'est pas Dieu, c'est l'Humanité qui est le centre de cette religion^,
1. Catéchisme positiviste, pp. 42 et suiv. ; Synthèse, pp. 70, 65; Système, ii, 17; Synthèse, p. 747.