‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 106 sur 181 · Catéchiste positiviste, pp. 57, i^:i\ Système · texte numérisé non relu

Catéchiste positiviste, pp. 57, i^:i\ Système

. «ulte positiviste doit différer du culte antérieur. « Nous ne l'adorons pas (le Grand Être) comme l'ancien Dieu, pour le complimenter, mais afin de le mieux servir en nous améliorant » *. Par là, «n même temps, on travaille au perfectionnement du Grand Être. « Tandis que l'ancien Dieu », dit Aug. Comte en blasphémant, « ne pouvait agréer nos hommages sans se dégrader lui-même par une vanité puérile, le nouveau n'accueillera jamais que nos louanges méritées, qui l'amélioreront autant que nous. Cette pleine réciprocité d'affection et d'influence ne pouvait appartenir qu'au culte final, seul adressé à un être relatif, modifiable et perfectible, composé de ses propres adorateurs, et mieux assujetti que chacun d'eux à des lois assignables, qui permettent de prévoir ses vœux et ses tendances » 2. A la différence de ce qui s'est fait jusqu'ici, la prière positiviste n'est point égoïste ; son but n'est pas d'obtenir des biens matériels. Elle nous met bien plutôt sous les yeux l'idéal de la vie. Elle vivifie, elle élève, elle sanctifie nos sentiments, nos pensées et nos actes. Elle traduit par des images et des signes nos sentiments idéalisés. Elle est donc un puissant instrument du pro-

t. Catéchisme, p. 77.

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