‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 108 sur 181 · II. DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

II. DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE

est fort distincte de la méthode « théologique ». En effet, « nos contemplations religieuses s'accompliront sciemment au dedans ; tandis que nos prédécesseurs s'efforçaient vainement de voir au dehors ce qui n'existait qu'en eux-mêmes »*.

Division du culte. — Le culte positiviste se divise en culte privé et en culte public : le premier, à son tour, comprend le culte personnel et le culte domestique ^.

100. — Culte personnel. — C'est le fondement de tout le «système sociolatrique ». Il consiste dans « l'intime adoration du sexe affectif, d'après l'aptitude naturelle de chaque digne femme à représenter l'humanité » . Assurément, « tous les vrais serviteurs du Grand Être sont plus ou moins susceptibles de le représenter »; mais ce privilège appartient surtout à la femme, chez qui domine la sympathie, source essentielle de l'unité. C'est elle qui personnifie le mieux le Grand Être. Or, entre les divers types féminins, celui de la mère, dont le culte développe le sentiment de la vénération, devient pour chacun de nous la « première » personnification de l'humanité. En outre, afin de développer le sentiment de l'attachement et celui de la bonté, il faut le culte de « l'épouse » et le culte de la « fille ». La mère,

Page 1