Cours, III. 778 et suiv. f
2. Ibicl., IV, 835 et suiv.; 852 et suiv. [717, 734]. Voir Synthèse, pp. 69, 70 ; Testament, pp. 290 et suiv.
3. Système de politique positive, iv. Appendice, préface, p . II.
4. Circulaire de l'année 1856 \ voir Robinet, Notice, p. 513. .. ^
m. HOMOGÉNÉITÉ DES DEUX PÉRIODES PHILOSOPHIQUES 277
elles sont vaines. — De fait, les objections soulevées à ce propos par Littré* sont de pures chicanes de mots. Comte, dit-il, a d'abord condamné énergiquement « toute construction religieuse ». Il n'est pas besoin, cependant, d'un esprit bien pénétrant pour affirmer que l'antipathie de Comte à l'égard des religions regardait uniquement la doctrine théologique dont elles étaient, d'après lui, le principe et qu'il traitait de chimère. Il ne tombe donc point dans une contradiction formelle en établissant sa religion de l'Humanité. D'ailleurs, plus tard, Littré ^ lui-même et J. St. MilP ont plaidé la cause de cette religion nouvelle. Ce n'est pas assez, dit St. Mill, de désigner sous le nom de moralité les nobles sentiments qui doivent élever et transformer la vie : ils sont bien plutôt une vraie religion. « L'essence de la religion est de diriger fortement toutes nos tendances intimes, tous nos désirs à un objet idéal, d'une excellence reconnue, qui l'emporte avec raison sur tous les objets de nos désirs égoïstes. La religion de l'Humanité remplit ces conditions au même degré, au même sens élevé que les religions surnaturelles les plus parfaites ; et elle les remplit beaucoup mieux qu'au-