IV. ACTION POLITICO-DIPLOMATIQUE d'aUG. COMTE
et sa politique, de «politique absolument hypocrite et machiavélique » *. Mais, plus tard, il avait •conçu pour cet Ordre une estime du moins relative, parce que, renonçant à tout salaire et vivant uniquement de dons volontaires, «il avait tiré ainsi le pouvoir spirituel de la dégradation dans laquelle il était tombé » 2. H avait même choisi le fondateur de l'Ordre, Ignace, et deux Jésuites, François Xavier et Bourdaloue, pour patrons du 22' et du 26" jour du mois de Saint Paul, dans son calendrier positiviste. Il se croyait donc autorisé à présenter ses propositions. Pour cette mission à laquelle il attachait la plus haute importance, il choisit son « disciple théorique)) 3, Alfred Sabatier, qui, à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851, vivait exilé en Italie. Il lui donna par écrit toutes ses instructions. Les négociations devaient être conduites sur les bases suivantes: A l'avenir, les Jésuites s'appelleraient « Ignatiens )) ; leur Général se proclamerait chef de l'Eglise catholique; il ferait du Pape le prince-évêque de Rome et fixerait sa résidence à Paris, la nouvelle métropole spirituelle. Comte