‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 151 sur 181 · Système, m · texte numérisé non relu

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3. Comte appelait disciples « théoriques» ceux de ses partisans qui faisaient nombre pour « le pouvoir spirituel », et disciples « pratiques » ceux qui lui venaient en aide matériellement.

A. Comte. — Vie et Doctrine. — 19.

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lui garantissait, au nom de tous les vrais républicains, une entière liberté d'action sociale. De la sorte, Comte et le Général Beckx travailleraient en commun à éliminer le protestantisme, le déisme et le scepticisme, ces courants anarchiques des temps modernes qui entretiennent la société dans un état permanent de fermentalion* ; ensemble ils établiraient le pouvoir spirituel. Quand le moment de réaliser ce plan serait venu — ce devait être en 1862 — Comte adresserait un solennel «Appel aux Ignatiens», pour préparer l'action commune.

Sabatier engagea les négociations par une lettre soigneusement rédigée (l*"" Aristote 69 [26 février 1857]). Huit jours après, ne recevant aucune réponse, il se rendit de sa personne à la demeure du Général, oii il fut reçu par le P. Rubillon, assistant des Provinces de France. Le P. Beckx se faisait excuser. Quel ne fut pas Tétonnement de Sabatier en s'apercevant que le P. Rubillon ne soupçonnait même point l'existence du célèbre philosophe : — le jésuite croyait, en effet, qu'il s'agissait de l'économiste Charles Comte. A toutes les propositions il fut répondu poliment, mais invariablement : Les Jésuites ne sont que de pauvres religieux qui ne s'occupent nullement de politique ; entre les membres d'un

i. Robinet, Notice^ p. 517.

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