‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 171 sur 181 · VII. — APRÈS LA MORT d'aUG. COMTE · texte numérisé non relu

VII. — APRÈS LA MORT d'aUG. COMTE

qui, malgré les questions sérieuses soulevées à cette occasion, a eu aussi son côté comique. Nous devons donc en dire un mot, parce que ces évènements sont d'une grande importance pour apprécier le caractère d'Aug. Comte et des deux écoles positivistes.

138. — Le Testament du philosophe — auquel nous avons emprunté les dispositions relatives à «es funérailles et à sa sépulture, est du 25 novembre 1855. Plus tard, il reçut neuf additions dont la dernière est datée du 6 juillet 1856. Ce document ne compte pas moins de trente-quatre pages in-octavo. Il commence ainsi : « Religion universelle. L'amour pour principe, V ordre pour base, le progrès pour but. — Au nom de THumanité, représentée, pour moi, par la noble et tendre patronne à qui j'ai dédié mon principal ouvrage, voici mon testament entièrement écrit de ma propre main. — Ordre et progrès. Vivre pour autrui. Vivre au grand jour. — Vergine madré, figlia del tuo figlio, Quella che m' imparadisa la mia mente, Ogni basso pensier dal cor m'avulse » ! — Treize exécuteurs testamentaires sont nommés. Voici leurs noms : Audiffrent, docteur-médecin ; de Capellen, qui se récusa bientôt et fut remplacé par Congreve ; le baron Willem de Constant-Rebecque, officier de la marine hollandaise, disciple fervent et dévoué de la religion positiviste ; le banquier Deullen ;

Don Segondo Florez, homme de lettres ; Foley, docteur médecin, officier de marine démissionnaire ; Aug. Hadery, propriétaire-cultivateur ; Pierre Laffitte, professeur de mathématiques (président) ; Jos. Lonchampt, associé d'agent de change ; Magnin , ouvrier menuisier ; Papot , professeur de mathématiques ; le docteur Robinet ; le comte Van Limbourg-Stirum, officier du génie hollandais, disciple chéri et confident d'Aug. Comte.

139. Dispositions de Comte relativement à sa femme. — Par son Testament, Comte se proposait avant tout de laisser aux mains des positivistes son habitation, ses manuscrits, ses papiers, ses sceaux, les reliques de Clotilde et la propriété littéraire de ses œuvres, seul actif à mettre en balance avec des dettes importantes. Son habitation, où, chaque mercredi, il recevait Clotilde, devait être par les soins de Sophie, sa fille adoptive, et de son successeur dans la charge de grand-prêtre, conservée dans l'état actuel avec toutes les reliques de Clotilde, pour devenir le sanctuaire de la nouvelle religion. Toute sa correspondance avec Clotilde serait publiée plus tard avec le Testament et certaines lettres relatives à sa conduite envers son « indigne épouse » et aux persécutions soi-disant dirigées contre lui par Arago et consorts^, etc.

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