I. — LIAISON AVEC CAROLINE MASSIN
qui fut la seule faute vraiment grave de sa vie, et dont les terribles conséquences le poursuivirent jusqu'au delà du tombeau»*.
Robinet, admirateur enthousiaste de Comte, parle en termes couverts : mais cette page de sa Notice nous laisse entrevoir bien des choses. Un aveu du philosophe, dans une lettre à Clotilde de Vaux (lettre 71, l"mars 1846), jette un nouveau jour sur ses mœurs à cette époque. Il raconte qu'à vingt ans, il eut une fille d'une femme qui, sous le rapport de l'âge, aurait pu être sa mère; et que jusqu'à la mort de l'enfant, survenue neuf ans après, il s'acquitta envers elle de tous les devoirs d'un père ^ . — Jusqu'à ces derniers temps il a été très difficile de se former un jugement bien clair des rapports d'Aug. Comte avec la femme quia jeté une ombre sur sa vie entière. Plus tard, il s'est plaint d'elle amèrement. Littré, au contraire, qui est resté longtemps, pour le monde savant, le seul biographe autorisé du philosophe, prend en toutes choses le parti de Madame Comte. Mais, depuis peu, les révélations de quelques autres disciples de Comte put permis de soulever entièrement le voile.
17. — Antécédents de Mlle Massin. — Mariage civil. — Caroline Massin, fille illégitime d'une ac-