Revue Occidentale, ibid., p
soixante deux ans, accourut aussitôt à Paris. Elle eût voulu placer son fils dans un établissement dirigé par des religieux; mais ce plan échoua devant l'opposition de Madame Comte.
21. — Guérison. — Mariage religieux. — L'état du philosophe allait plutôt en empirant. Sa mère insista pour qu'il fût soigné chez lui, où il ne tarda pas à se rétablir. Contrairement aux assertions de Robinet, nous devons marquer ici que, dans une lettre à Littré (27 avril 1851), Comte témoigne de la reconnaissance pour la conduite de sa femme à cette époque. Il est vrai que, dans la même lettre, il attribue tout le malheur à la (c première escapade » de sa femme, qu'il rapporte à l'année 1826, et à une excessive contention d'esprit *. — A la même époque, la mère d'Aug. Comte, d'accord avec Lamennais, réussit à régulariser la situation de son fils par la célébration du mariage religieux. La cérémonie fut l'occasion d'une nouvelle crise : aux paroles du prêtre, le marié répondit par des protestations anti-religieuses. Dans d'autres circonstances, sa conduite était bien faite pour inspirer de l'inquiétude. Durant le repas, par exemple, il plantait tout-à-coup son couteau dans la table et, comme le montagnard de Walter Scott, il réclamait un rable de porc. Parfois il se mettait