‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 26 sur 181 · Ibid ; septembre 1886, p · texte numérisé non relu

Ibid ; septembre 1886, p

Comte, d'ailleurs très porté à la jalousie, fut hors de lui. Sur le champ il alla trouver de Lamennais chez qui il rencontra Gerbet, devenu ensuite évêque de Perpignan. Il se jeta à leurs genoux, et, sous le «sceau du secret de la confession», — ainsi qu'il le disait — il leur raconta en sanglotant la cause de son chagrin*. — Nous mentionnons ce fait, parce qu'il caractérise Aug. Comte et jette un certain jour sur une circonstance de sa vie dont nous aurons à parler plus tard.

20. — La folie se déclare. — Comte dans une maison d'aliénés. — Bientôt (24 avril 1826) Comte s'enfuit de chez lui. Sa femme soupçonnant qu'il était à Montmorency, alla l'y rejoindre. Pendant une promenade qu'ils faisaient ensemble près du lac d'Enghien, la folie se déclara. Tout à coup, Aug. Comte, qui ne savait pas nager, voulut prendre un bain dans le lac. Sa femme hésitait: il l'entraîna vers les flots. Ce n'est qu'avec les plus grands eff'orts qu'en s'accrochant aux arbustes et aux branches des arbres, elle parvint à sauver sa vie et celle de son mari. Comte était furieux et écumait. Il fut conduit dans la maison d'aliénés du D'" Esquirol. Lorsque, un mois plus tard, sa famille apprit l'accident, la vieille mère de Comte, âgée de

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