II. — LE COURS DE PHILOSOPHIE d'aLTt. COMTE
respect, comme pour un condamné aux travaux forcés de science à perpétuité » *.
11 se préoccupait fort peu de la littérature philosophique, en composant sa « philosophie positive ». Il avoue lui-même qu'il n'avait jamais lu ni Kant, ni Hegel, ni Herder, etc.. Il était d'avis que lire beaucoup, c'est engendrer la confusion dans l'esprit, empêcher la méditation, nuire à Toriginalité et à rhomogénéité de la composition 2. Assurément, il a poussé à l'excès cet isolement littéraire dans lequel il se renfermait de plus en plus. Le résultat de cette « hygiène cérébrale », ainsi qu'il l'appelait, fut qu'il tomba dans des extravagances. Il s'inquiétait assez peu des critiques qu'on faisait de sa doctrine ; il se souciait encore moins d'y répondre, persuadé comme il l'était que, malgré tout, ses vues finiraient par s'imposer. « Si mes principes sont bons et opportuns », écrivait-il à son ami Yalat, (( ils se défendront par leur propre poids et par la supériorité de leur application continue » 3.
23. — D'autres détails caractéristiques nous sont fournis par le portrait que deux témoins