‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 42 sur 181 · Ibid. , VI, 701 et suiv. [598J · texte numérisé non relu

Ibid. , VI, 701 et suiv. [598J

mie, en physique, en chimie et jusqu'en biologie, doit s'étendre aussi aux phénomènes sociaux. Il faut prouver que ces phénomènes eux-mômes se développent d'après des lois naturelles invariables. Au point de vue de cette démonstration, la découverte de la loi sociologique est capitale *.

Quelle est donc cette loi si importante, cette loi naturelle et fondamentale du développement de rhumanité? — Aug. Comte l'explique ainsi. L'humanité, dans son développement, passe nécessairement par trois états. Elle commence par l'état théologique ou fictif; elle arrive ensuite à l'état métaphysique ou abstrait, pour s'arrêter enfin à l'état positif ou scientifique. Ce développement, qui est la loi de l'humanité entière, se retrouve chez l'individu pris isolément. « Chacun de nous a été théologien dans son enfance, métaphysicien dans sa jeunesse, et physicien dans l'âge mûr » ^. Dans l'état théologiquey l'homme explique le monde extérieur d'après lui-même ; il juge des phénomènes d'après les actes qui procèdent de sa propre volonté et les attribue, non aux objets eux-mêmes, mais à une volonté semblable ou supérieure à la sienne. Il voit donc partout des êtres mystérieux, surnatu-

1. Cours de philosophie positive; i, 19 et suiv. 50 [20. 42]; IV, 239.653 [175.453], etc.

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