Ibid., II, p
somme, je le tiens à peu près pour la plus grande œuvre de notre temps ». — Plus tard, il est vrai, Mill revint de son admiration pour notre philosophe ^ Pourtant, dans son livre intitulé Comte et le positivisme , il s'exprime encore ainsi : a Plus que tout autre, le nom d'Aug. Comte est lié à la méthode positive. C'est lui qui, le premier, a tenté de faire du positivisme un système et de l'appliquer scientifiquement à tous les objets de la connaissance humaine. Il y a montré un esprit si puissant et si pénétrant, il a eu un tel succès, qu'il a conquis et conservé la plus vive admiration de la part de ceux mômes qui condamnent le plus ouvertement la direction adoptée plus lard par l'auteur, de ceux mêmes qui rejetaient bon nombre de ses premiers aperçus ». Mill fait remarquer encore qu'il était de « bonne tactique » de dissimuler les défauts de l'œuvre ; mais maintenant que le système de Comte a pris racine, il est temps de révéler les points faibles. Ailleurs (p. 200), il met Aug. Comte au-dessus de Descaries et de Leibniz, comme « pionnier de la philosophie ».
Dans un article de la British and forelgn Review, reproduit par la Revue britannique, un écrivain anonyme déclare que, si les principes
. 1 . Al. Bain, John Stuart Mill, dans la Revue Mind,. 1879, pp. 521 et 527.