J. St. Mill, A System of logiez Londres, 1843, p
petit nombre d'années, trois écrivains profondément versés dans chaque branche de la science physique, et non sans habitude de porter leurs spéculations dans des départements encore plus élevés de la connaissance, ont fait des tentatives ^'inégal mérite, quoique toutes d'un grand mérite, pour créer une philosophie de l'induction : Sir John Herschel dans son Discours sur Vétude de la philosophie naturelle, Whewell dans son Histoire et philosophie des sciences inductives, et le plus grand de tous, Auguste Comte, dans son Cours de philosophie positive, ouvrage qui n'a besoin que d'être mieux connu, pour en placer l'auteur dans la plus haute classe des penseurs européens ». Ailleurs, dans le même ouvrage, Mill appelle le Cours de philosophie positive, « l'œuvre de beaucoup la plus grande que la philosophie des sciences ait produite », « une véritable encyclopédie »*; etc.. — Il se déclare « partisan sans réserve de la méthode d'Aug. Comte » : c'est la vraie méthode, la méthode type, quoiqu'il n'admette point toutes les conclusions de l'auteur^. Dans une lettre à un de ses amis (15 octobre i841), il dit : « Avezvous jamais parcouru l'ouvrage d'Aug. Comte? Il renferme bien quelques erreurs ; mais, en
1. J. St. Mill, A System of logic; Londres, 1843, i^ pp. 421, 540.