‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 7 sur 181 · Revue Occidentale, septembre 1886, p · texte numérisé non relu

Revue Occidentale, septembre 1886, p

Pour la partie bibliographique de notre travail, nous avons recouru en première ligne à deux biographies composées à des points de vue très opposés: celle de Littré, Aug. Comte et la philosophie positive (Paris 1863, 687 pp.), et celle de Robinet, Notice sur Vœuvre et sur la vie d'Aug. Comte (Paris 1864, 668 pp.). Nous nous sommes servi en outre des nombreux documents authentiques, publiés en série ininterrompue dans les diverses années de la Revue Occidentale (Paris, mai 1878-1889) ; et enfin d'une étude très objective, qui a paru dans les dernières livraisons de cette même Revue, sous ce titre : Précis de la vie et des écrits d'Aug, Comte, par Jos. Lonchampt.

Cette dernière publication éclairait un point jusque-là obscur dans la vie du philosophe : nous voulons parler de ses rapports avec sa femme. Les biographies de Littré et de Robinet sont écrites par des hommes de parti, il ne faut s'en servir qu'avec prudence. Robinet, admirateur enthousiaste de Comte, le défend toujours et partout aveuglément. Pour Littré, son livre n'est qu'un moyen de se justifier habilement luimême, ainsi que Madame Comte dont il se fait l'avocat. Il s'y élève en môme temps un piédestal, en se présentant comme le nouveau chef du positivisme. C'est dans ce but, ainsi que Lewes

INTRODUCTION

en fait déjà la remarque *, qu' « il supprime certains faits très importants et en met d'autres en relief, par esprit d'hostilité à l'égard de Comte ». — Pour juger Aug. Comte, il ne faut donc point s'en tenir uniquement aux indications de Littré, comme le veulent lodl 2 et d'autres avec lui.

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