‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 81 sur 181 · Griefs d'Aug. Comte. — Dans une lettre · texte numérisé non relu

Griefs d'Aug. Comte. — Dans une lettre

1. Littré, Aug, Comte et la philosophie positive^ pp. 498 et suiv.

du 6 César 63 (27 avril 1831), adressée à Littré lui-même, Aug. Comte s'exprime très catégoriquement au sujet de sa femme *. Il y dit, entre autres choses :

« La conduite de M"* Comte empêcha toujours Funion morale que j'espérais voir naître de notre union légale. La source générale de cette triste anomalie consiste dans la nature très exceptionnelle de ce type anti-féminin. Toujours douée de beaucoup d'esprit, et jadis d'une grande énergie, elle est presque dépourvue de cette tendresse qui constitue le principal attribut de son sexe. Depuis notre fatal mariage du 19 février 1825, sa conduite, quoique très licencieuse, n'indiqua jamais, envers personne, un véritable attachement. Les deux autres instincts altruistes *, soit vénération, soit bonté, lui sont encore plus étrangers. Malgré ses airs positivistes, sa nature resta purement révolutionnaire. C'est... sans amour que je commis, à vingt sept ans, ma seule faute irréparable, qui a tant pesé sur toute ma vie privée, et longtemps entravé ma vie publique... Je choisis une épouse qui dût m'aimer par une intime

1. Celle lellre est inlégralemeiit reproduite dans le Testameni, pp. 46-55.

2. Comte appelle « inslincts altruistes », les seDtimenls les plus nobles, dirigés an bien d'aalrai : d'après hii ces sentiments sont: 1 amour (cbarité)» la Ténéralion, la bonté.

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