‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 86 sur 181 · I. CAUSES DE l'évolution PHILOSOPHIQUE DE COMTE · texte numérisé non relu

I. CAUSES DE l'évolution PHILOSOPHIQUE DE COMTE

même de Clotilde — il le dit dans son Testament* — il faisait du siège rouge où elle avait coutume de s'asseoir pendant ses visites, un autel devant lequel il lui adressait ses prières comme à la personnification la plus parfaite de l'humanité. Ce siège ne lui servait à lui-même que pour les fonctions de son sacerdoce. D'ordinaire, il restait « voilé » d'une housse verte, qu'on enlevait dans les circonstances solennelles. Les « reliques » de Clotilde jouaient aussi un rôle. Dès le cinquième jour après la mort de son amie (10 avril) il réglait minutieusement la forme de cette dévotion qu'il pratiquait alors trois fois par jour et qui demandait environ deux heures. Il modifia plusieurs fois le texte primitif de ces exercices de dévotion, et il en ordonna par testament la publication.

Comme ce culte joue un rôle dans le système de la religion de l'humanité, nous en donnons ici un résumé d'après la rédaction définitive du 10 avril 1857.

Prière du matin, de 5 î/2 à 6 î/2. — Comte la préparait dès la veille au soir par un préambule de cinq minutes et par une image exceptionnelle. Il s'y rappelait qu'il devait à Clotilde « de ne pas quitter la vie sans avoir dignement éprouvé les meilleures émotions de l'âme hu-

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