‹ Auguste Marceau, capitaine de Frégate, commandant de l'Arche d'allianceChapitre 4 sur 178 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

C'est une grande et majestueuse figure que nous venons, pour la seconde fois, exposer aux regards. Il aurait fallu une main plus habile, afin d'en faire ressortir davantage les nobles traits et l'énergique physionomie. Le portrait , du moins , est ressemblant ; et nous devons à cette ressemblance fidèle le saisissement, plein d'admiration, que sa première apparition a produit. Tout ce qui est grand et noble a sur l'âme humaine une puissance d'attraction , dont la force est irrésistible.

L'appel fait par nous aux anciens amis de monsieur Marceau a été favorablement accueilli et nous a procuré de magnifiques renseignements. Ils compléteront les détails que nous avions puisés précédemment dans les publications de messieurs de la Gournerie, de Vaugrigneuse , Roux-Lavergne , ou dans les souvenirs de messieurs les commandants de Joan-

vj PRÉFACE.

nis , de Cuers , d'Angeville , de Missiessy, de Lassuchette. Nous devons un remerclment spécial à monsieur le commandant Le Bobinnec , de Vannes , et à monsieur le comte d'Erceville. L'arrivée de quelques voyageurs en Europe et des lettres venues de nos antipodes nous ont aussi permis de donner plus d'étendue à l'histoire de la grande campagne de monsieur Marceau, si riche en incidents touchants ou terribles, ainsi qu'à la description des lies et des mœurs de l'Océanie. Que tous ceux qui ont bien voulu nous accorder leur concours reçoivent ici l'hommage de notre reconnaissance.

C'est donc un ouvrage nouveau sous plusieurs rapports que nous offrons au public.

Et toutefois cette biographie (nous devons le répéter) est moins un livre qu'une conversation. L'auteur y raconte simplement ce qu'il a vu , entendu ou appris, s'interrompt souvent pour laisser parler les autres, dépouille sa correspondance devant la compagnie qui l'entoure et se permet même quelquefois d'épancher son cœur. On l'écoute... on veut bien l'écouter : cela lui suffit. Plus de recherche dans la narration donnerait peut-être l'éveil à ceux

PRÉFACE. vij

avec gui il s'entretient ; et au lieu d'avoir des amis il trouverait des juges.

La bienveillante indulgence du lecteur nous est trop précieuse et trop nécessaire pour que nous sortions de la voie où nous avons eu une première fois le bonheur de la rencontrer. Puisse-t-elle nous accompagner encore'

Page 1