‹ Auguste Marceau, capitaine de Frégate, commandant de l'Arche d'allianceChapitre 5 sur 178 · D'UN JEUNE HÉROS RESPECTE LES CENDRES · texte numérisé non relu

D'UN JEUNE HÉROS RESPECTE LES CENDRES

Sur la quatrième face on lisait quelques paroles d'hommage de l'archiduc Charles et des

généraux allemands à l'ennemi respecté, dont ils voulurent célébrer les funérailles avec l'armée française; scène glorieuse, que la France a placée entre Arcole et Austerlitz, sur le premier arc de triomphe du monde.

Le neveu et l'unique héritier du nom de ce jeune général célèbre dans les fastes de la gloire humaine, Auguste Marceau, dont nous avons à parler, naquit le 1er mai 1806, dans la ville de Châteaudun, dont son père était sous-préfet. Parsa mère, il tenait à la plus vieille noblesse de France.

a Cette union de deux temps se retrouvait dans « son caractère. A la distinction chevaleresque a d'autrefois, se joignait en effet, chez lui, cette « sève d'imagination et d'activité qui travaille nos a époques modernes (1). »

Il recueillit malheureusement l'héritage d'incrédulité qu'a légué le dix-huitième siècle au siècle qui l'a suivi, après en avoir infecté toutes les classes de la société. Cette déplorable situation d'esprit résulta, surtout, disait-il , de l'éducation qu'il reçut au sein des écoles de l'État.

Le lycée où il fit ses premières études, s'était ouvert, quelques années auparavant , à un autre élève qui devait être un des plus illustres pontifes du XIXe siècle (M8r Parisis , évéque d'Arras). Nous

(1) M. Eug. de la Gourncriô.

Page 1