‹ Auguste Pointelin et la critiqueChapitre 3 sur 3 · DIX-HUIT ANS · texte numérisé non relu

DIX-HUIT ANS

Le futur paysagiste, dans cette pièce, chantait l’émoi d’un jeune homme amoureux qui ne voit plus au monde qu’une rose et

qu’une étoile Et il ajoutait, en manière de

Pojt-jcriptum, s’adressant personnellement à son camarade :

Oh! si pour toi, déjà, cette étoile se lève.

Si le cri de l’amour n’est plus un cri lointain.

Ami, bénis le ciel, quand ton céleste rêve Vole de fleur en fleur et jamais ne s'achève,

Beau comme le destin.

Pour moi, qui vais chantant l’amour, et dont l’oreille N’entend peut-être, hélas! que ses confus accords,

J ’attends qu’un nom réponde à mon cœur qui sommeille, Jusque-là, grâce à Dieu, paisible, je m’éveille, Paisible, je m’endors.

Le potache qu’était alors M.. Pointelin devait cultiver la poésie des mathématiques, comme professeur de l’ Université avant de se consacrer exclusivement, amoureusement à la peinture.

Son art est la joie de sa vie. Il s’est donné de tout son cœur. Aussi quelques Jurassiens ont pensé qu’il convenait de s’arrêter un moment, dans cette oasis de M.ont-sous- Vaudrey où il s’est fixé, pour saluer l’artiste qui sut communiquer à tous de pures émotions et pour lui exprimer leur respect et leur affection.

Charles Léger.

J uin 1920.

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