‹ Auguste RodinChapitre 10 sur 39 · ENT · texte numérisé non relu

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L'ART ET LE BEAU ii

fiquement le Seau de Pompeï. Que sont, en vérité, ces compositions ?

Des dessins en relief où les saillies et les dé-

pressions à peine sensibles se subordonnent à la ligne profondément creusée du contour.» Aussi dans son étude sur Rodin, Roger-Marx sig-

nale quelque travaux antérieurs, travaux de peintre, un portrait que l'artiste fit de son père, des copies de tableaux du musée d'Anvers, des paysages, quelques académies, et pour des reproductions de ses œuvres dansles Revues, lors de ses premiers Salons, des dessins donnés à Ve EEE

Gazette des Beaux-Arts qui égalent en maitrise les dessins qu'il fit plus tard.

Cette période de vie qui s'écoula pour Rodin, en Belgique, l'attelant à une besogne considérable qui n'était point pour lui de l'expansion artiste individuelle, lui fut pourtant féconde. Il a raconté lui-même au cours de divers entretiens, alors qu'il retourne en pensée aux heures de sa formation lente, que le séjour là-bas, que la vision des Flandres, lui fut utile. Rodin se fut également développé, si ses années d’incubation se fussent passées à décorer un édifice à Marseille ou à Londres. La force et la puissance qui sont en lui, viennent de l’intime de son être, du moi et non du milieu qui le baigne. S'il a des liens avec Rembrandt, il en a aussi avec Puget, mais sans doute, ses idéaux latents de sculpteur luministe trouvèrent des thèmes précieux, des concordances d’'éclosion, dans ces ciels frileux et

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