‹ Auguste RodinChapitre 17 sur 39 · LA NATURE · texte numérisé non relu

LA NATURE

de passion inassouvie et profonde, dans cette recherche du désir formidable ancré au cœur et au corps de l'homme, qui ne s’efface même pas alors que les organes las implorent la paix de l'esprit, qui les pousse à des frénésies toujours répétées et toujours nouvelles. Rops aussi, à subi l'influence de Baudelaire, et Rops est aussi un grand peintre de l'élan sensuel; la différence, au fond, de l’art de Rops et de celui de Rodin, dans l'intellectualité, c'est que l’observation de Rops est toujours satirique, et

celle de Rodin, jamais, Rops étudie la grande ville et y discerne des couples énamourés et violents, Rodin va au bois sacré et entend les galops pressés des Centauresses qui hennissent à l'amour ; il discerne dans les taïñlis le multiple enfantement des êtres sous la caresseimmense

de Pan. C'est un païen

Page 1