‹ Auguste RodinChapitre 33 sur 39 · LEARMSEIS PES BE AU · texte numérisé non relu

LEARMSEIS PES BE AU

PARQUI

ARMES UESB EAU 1835 (271)

DANAÏIDES.

et saine. Lorsqu'il donna sa statue /e Penseur quelques uns s'étonnèrent qu'il ait donné à son personnage un aspect athlétique. On avait tort. Dans sa passion d'équilibre, Rodin devait ainsi se figurer la pensée, sereine et forte. Le type d'homme que rencontre dans ses créations lyriques, son ébauchoir, n’est pas un mystique ni un nerveux affiné, ni un faune, c'est un homme de force statique et de pensée claire, au calme cerveau duquel le songe du monde se reflète comme un arbre puissant en des eaux tranquilles, et

c'est pourquoi, il a donné à son penseur, cet

aspect de force calme et infrangible. La dernière œuvre de Rodin, ou la dernière ébauche d'œuvres, c'est une série de dessins, enlevés d’après les petites danseuses du roi Sisovath. Ainsi Rodin a capté la grâce vieillote, et aussi les allures magnifiques de ces petites orientales, qui répétent dans des danses très anciennes les signes des plus vieilles liturgies, et la joliesse des petites ballerines s’éleve sous son crayon à la beauté de l'antique, à la majesté du grand art de tous les

temps, dont il est de nos jours la plus haute incar-

nation vivante. GUSTAVE KAHN

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