‹ Auguste Stoeber [microform]Chapitre 3 sur 6 · Alsabilder (Ph. Dannbach · texte numérisé non relu

Alsabilder (Ph. Dannbach

Ces deux ouvrages ont été composés en collaboration avec M. Adolphe Stœber.

3. Gedichte' (l-^^ édition 1842, 2« édit., Mulhouse, Risler, 1867).

4. Drei Aehren im Ober-Elsass (i" édition 1873, 2« édition 1877, Schultz, Strasbourg).

5. E Firobe im e sundgauer Wirthshûs (avec accompagnement de musique, par S. Heyberger. Veuve Bader& C'*, Mulhouse, 1868.

6. lyGschichtevom Milhûser un Basler Sprichwort, d'r Fursteberger v'rgesse ! (avec portrait et illustrations, Pétry, Mulhouse, 1882.)

7. Erzàhlungen, Màrchen, Humoresken, Phantasiebilder und kleine Volksgeschichten (1873).

Pour bien apprécier l'œuvre poétique d'Auguste Stœber, telle qu'elle résulte de ces diverses publications, comme aussi pour apprécier sa personnaUté Uttéraire en général, il est indispensable de se rendre compte des conditions et du milieu dans lesquels elle se produisit. Tandis qu'en France la lutte acharnée du romantisme contre le classicisme passionnait les esprits et réveillait partout l'intérêt pour les discussions littéraires, il se développait en Alsace un jeune talent, dont toutes les aspirations devaient tendre, semblait-il, à prendre rang parmi les illustres champions de cette mêlée homérique. Il n'en fut rien, cependant, et non sans causer quelques

' Les Gedichte contiennent tontes les poésies qui ont parn dans VEîsàstischea Sagmbuch (1862), ainsi que celles qui ont été publiées séparément dans des journaux, revues et anthologies, par exemple le Pfeffelaibum (1859, de Th Elein).

déceptions (voyez Tarticle de la Revue germanique, de février i83i , p. 239-241), Stœber s'engagea dans une voie toute différente. Nous verrons plus loin, avec de plus amples détails, comment il fut, en effet, amené à se rattacher, au point de vue littéraire, à l'école allemande. Profondément épris de cette littérature si riche, à laquelle l'Alsace n'avait pas fourni les matériaux les moins précieux, il voulut, lui aussi, faire chanter sa muse dans la langue dont les accents profonds et le génie lyrique convenaient si bien à son inspiration.

C'était là se résigner d'avance à n'être lu et goûté, parmi ses concitoyens , que par un cénacle restreint d'admirateurs et d'amis. Mais la nature et les inspirations de Stœber l'attiraient invincible^ ment vers la patrie de Schiller et de Goethe. L'on sent dans son style et ses vers l'élude amoureuse et approfondie des grands poètes d'outre-Rhin, sans que toutefois on puisse lui faire le reproche d'une imitation servile des maîtres.

Son lyrisme, en effet, est romantique (une certaine teinte de romantisme est en général inséparable de toute poésie moderne) ; mais il sait toujours éviter l'écueil et, n'aliénant en rien son originale simplicité au profit de l'école du romantisme à outrance, il ne cherche pas, comme celle-ci, son idéal dans l'exagération de la note forcée.

De bonne heure déjà il s'était senti captivé par les aimables légendes de son pays natal, et c'est dans ce riche fonds et cette mine inépuisable, fructifies encore par sa verve abondante et son imagination productive, qu'il a puisé ses meilleures inspirations :

Das mtu» dos Land der Sage sem, Am Waagau tmd atn J2AetM.

dit-il de sa province natale ; et , sous révocation magique de son talent, les légendes prennent corps sous nos yeux émerveillés, tantôt sombres et terribles, tantôt gaies et consolantes, comme le rayon de soleil qui perce les nuages — et le moyen-âge , cet âge d'or du

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poète, revit devant nous avec son charme puissant et son cachet d'étrange mystère :

E» wandeîn am Gestade in aiter, deutscfier Tracht Bathsherren, Bitter, Bwrger in hunier Featespracht.

Dans les récits populaires l'art, la technique, si je puis dire, sont nécessairement relégués à l'arrière-plan. En effet, à moins de leur enlever leur grâce naïve et leur arôme de poésie originale, le poète doit traiter les légendes avec la plus grande simplicité d'accent et de versification. Aussi la forme poétique est-elle plus parfaite dans les autres œuvres de Stœber, dans les petites ballades, les pièces lyriques, où il peut donner libre cours à son talent de versificateur souple et élégant. Sans se départir en rien de l'émotion vraie et du sentiment profond qui le caractérisent, il s'y montre l'habile ouvrier que Rûckert, Uhland, Schwab et Simrock avaient en haute estime, et que toute une pléiade de poètes alsaciens, tels que Daniel Hirtz, Ch. Hackenschmidt père, Th. Klein , Candidus, Gust. Mûhl, Fréd. Otte, etc., étaient fiers de proclamer leur maître, à la censure et à l'approbation duquel ils soumettaient leurs travaux Uttéraires. Sans doute il ne faut pas chercher chez lui la forme impeccable, le brillant coloris, le feu d'artifice de mots pittoresques, dont trop souvent les poètes modernes font l'unique objet de leurs efforts; mais il a, ce qu'il est moins facile d'acquérir, le vers naturellement facile et gracieux, l'inspiration élevée et pure. Comme pour toutes les âmes grandes et sensibles, la poésie était chez lui pour ainsi dire la musique de l'âme.

L'influence de Schwab et surtout celle d' Uhland sur la muse d'Auguste Stœber est indéniable. C'est à ce dernier qu'il a emprunté la forme et le mouvement de ses ballades, telles que : Nixe und Faun (la Nymphe et le Faune, p. 86) et le véritable bijou poétique Der Knabe am Bôlchensee, que voici :

Dem goldigbîauen Kàfer nach, Der dv/rch den Wàld geschwirrt, Zum wilden See, mm Bôlchensee Hat sich die Maid verirrt.

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Da taucht zwm WèlleMchooM Ein goldig Loekenhaupt Mit Augen blau, hrystattenklar, Mit schilfnem Krans unda/obt.

Zu sUssem Gruase ôffnet sich Des Knaben rothet Mwnd, Ztoei weisse Arme streckt er au$ Und sinkt zurûck zum (xrtmd.

Bas MâgcUein tief im Fiéber brennt, A m Bett die Mutter wacht, „ Ach Mûtterlein! ach Miitterlein!

„ Dos ist die îetzte Nacht !

„ Den Knaben aus dem Bôïchensee, „ Den hah ich heut geschaut, „ Er sprach so siissen lAebeslaut, „ Und ich bin seine Braut ! "

Und horch! es fluthet loie Fluthg^aus, Es Tclirrt am Fensterîein; Ein lockig Haupt, ein helles Aug^ Schaut in dos Kàmmerlein.

Und d/raussen tcild im Mondenachein Ein Hochzeitreigen fliegt; Dus Màgdlein Idchelnd, todesstill, Sich in die Kissen schmiegt.

Plus tard, Gœthe est devenu son poète de prédilection. Der Schatzgràber, imitation très originale de la romance connue de Gœthe, qui porte le même titre, témoigne suffisamment de l'ascendant qu'avait pris sur l'âme de Stœber le prince de la poésie lyrique.

La langue allemande a un mot intraduisible en français, parce qu'il est, dans sa signification spéciale, absolument étranger à l'esprit français et en quelque sorte incompatible avec lui : dos Gemûth. Dans les poésies lyriques et descriptives de Stœber ce sentiment particulier, ce mélange d'inconscients regrets, de vagues tristesses, d'aspirations indéfinissables, occupe une large place, sans toutefois tourner à la mélancolie ni au sentimentalisme. Telle de ses pièces porte l'empreinte d'un large souffle d'inspiration, comme Le Munster de Strasbourg dans la nuit étoilée.

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Les pièces lyriques les plus réussies de Stœber sont celles dans lesquelles il se borne aux indications de couleur, esquissant délicatement sa pensée, sans marquer d'un trait décidé des contours bien accusés. Je dirai même que les pièces de longue haleine, les développements à grand orchestre ne sont guère son fait; l'inspiration quelquefois lui fait défaut quand il lui demande un trop long effort. Par contre il a, à un degré éminent, le sentiment et la compréhension de la libre nature. Quel charme exquis dans ses rêveries au fond des bois, au bord d'une source cachée, où il se retrempe des ennuis de la vie ! Il a rendu avec un rare bonheur l'impression de calme et de langueur de Midi dans les bois (1867, p. 7) :

Mittagsfeier hait der Wald,

Ailes still umher.

Allés athmet leis empor

Wie im Traum entzûckt,

Wie wenn durch der Zweige Flor

Gott hereingeblickt.

C'est Auguste Stœber qui, par les vers charmants qu'il leur a consacrés (Drei Aehren im Ober-Elsass), a le plus contribué à la vogue des Trois-Épis , le site si connu qui domine l'entrée de la vallée de Munster. « Bien des sites ont eu leur chantre*, dit M. Mossmann*, «mais aucun n'a été vu sous tant d'aspects, dépeint, analysé, « refouillé comme nos Trois-Épis. Ce joli recueil en est le guide <i poétique y et les vingt-sept morceaux qui le composent, qu'ils « décrivent ou qu'ils racontent, expriment avec un rare bonheur « ce que cette nature tour à tour grandiose et naïve , ces légendes « et jusqu'aux humbles plantes , font éprouver à l'homme qui les « aime ».

C'est dans ce site charmant, en contact immédiat avec la nature, que Stœber a chanté avec enthousiasme tour à tour la montagne avec ses beautés, l'air vivifiant des hauteurs, la bruyère embaumée.

^ Feuilleton de Vlndustriel alsacien du 27 avril 1873, dans une appréciation de la 1" édition.

la forêt pleine d'ombre et de mystère ; c'est là qu'il s'est livré à des méditations dans lesquelles se fait sentir l'ardente et vivante foi chrétienne dont son âme était pénétrée. Ce n'est pas qu'il fasse étalage de sa piété et en parle avec pompe et affectation ; mais il sait, au milieu des magnifiques tableaux de la nature, reporter avec une simplicité touchante ses actions de grâce vers Dieu.

Demselben Gott, der seines Himméls Bogen, Der lAebe Bogen, aber ailes Lcmd gezogen.

Près de la chapelle des Trois-Épis dont la clochette argentine a si souvent bercé l'imagination du poète, non loin de ces forêts qu'il a si bien chantées, des soins pieux ont fait poser en son honneur une pierre commémorative ; et les beaux soirs d'été, quand la plaine d'Alsace s'efface peu à peu dans la brume, le vent léger de la montagne caresse en passant ce dernier souvenir du chantre inspiré de notre pays.

Chose remarquable, l'amour, le thème favori de presque tous les poètes, l'amour qui leur inspire leurs accents les plus puissants, est presqu'inconnu à la muse de Stœber. Etait-ce dédain ou indifférence? Je ne saurais le croire, car dans les rares pièces où il effleure ce sujet, il le fait avec une telle délicatesse, avec un sentiment si profond à la fois et si pur, que l'on reste touché et qu'on sent vibrer dans ses vers une émotion chaste et affinée. Qu'on lise les morceaux : Beding te Schônheit {Beàulé relative), Der Fo^/er (l'Oiseleur), Liebchen im Garten (ma Bien-aimée au Jardin), etc., on n'y trouvera pas l'éclair de passion brûlante d'un Goethe, d'un Musset, mais un sentiment d'autant plus touchant qu'il est plus délicat et plus discret. Je ne résiste pas au plaisir de citer une poésie inédite , souvenir charmant d'une rencontre faite pendant une excursion, rencontre qui laissa à Stœber une impression de mélancolique regret :

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AN CAROLINE Erinnerung an Ortenberg, den 9*«° April, Charfreitag, 1830. ïf

Fem von dir w%d deinem Wtmderthaie, lÀebes Mffdchen, denken toir noch dein!

Oft, verklart vom milden HimmdsstrcMe, Bricht dein Bild in unsem Kreia ?ierein.

Deiner bîauen Augen frommea Neigen Weckt 80 siisae, wunderseVge Luat; Nimmer toill der Sehnaucht Stitnme achweigen Und zu dir, zu dir fliegt jede Bruat.

Sprich, ÏMat du mit Zauber una umumnden, Daaa ao machtig aller Herz entbrannt?

Haat durch Liebeatrank den Sinn gebunden, Daaa er an dein Weaen featgebannt?

Ja, der Zauber achwébt auf deinen Lippen Und der Liebeatrank in deinem Blick!

Jeder mU vom aûaaen Kelche nippen, Sehnet aich den holden Traum zurûck.

Selbat die Blumen, die du mild uns reichteat, Blicken ateta zur lieben Gegend hin, Wo du oft mit Lust herab dich neigteat, Sie gepflegt, du Blumenkônigin !

Doch una laas nicht in der Feme klagen, Thu vertrauend una dein Schickaaî kund!

Leichte Boten, Vôglein, môgen tragen Oft heriiber Ghruaa von deinem Mund.

Kehren wir dann freudig einatena wieder, Ziéhn ina Thaï herab mit frohem Schritt — 0 dann bringen vyir dir neue Lieder, Und die aite Liebe mit!

Les sermons souvent burlesques par la forme, mais sérieux au fond , de Geiler de Kaisersberg , son auteur favori , lui fournirent ample matière à des poésies morales assez réussies. Il a aussi lancé une satire empreinte d'une ironie mordante contre les mœurs de son

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temps et contre les abus du gouvernement de Louis-Philippe. Am Ende der Welt (1844). En voici deux strophes :

lêt einer ein Fisch an Bed' tmd Verstand, Den wâMen sic gleich eum Voiksvorstcmd ; Da isl^ê vernagdt mit Brettem.

• ' An Leib tmd SeeV hat einer die Gicht,

Der leitet den Landeaunterricht ; Da ist's vernagelt mit Brettern.

Nous avons dit plus haut que Stœber réunissait en lui tous les côtés si divers du caractère alsacien, qu'il le personnifie admirablement. En effet, après la rêverie, les spéculations de l'imagination, éclate dans son œuvre la gaîté rabelaisienne, l'amour de la plaisanterie. 11 a chanté avec enthousiasme le vin d'Alsace pétillant, capiteux, qui met l'àme en liesse et la tète en feu. Il ne peut se décider à donner la palme à l'un ou à l'autre des grands crus alsaciens et les enveloppe dans un commun et reconnaissant éloge.

Enfin il s'est essayé aussi à employer en poésie le dialecte alsacien, et a réussi autant qu'il est possible dans ce genre où les effets à produire sont nécessairement fort restreints. Wenn d'r Nussbaum Kûechle drat (quand le noyer portera des gâteaux) est une reproduction réussie de l'humour un peu gros et naïf des récits populaires. Dans le Sundgauer Lied éclate la franche gaité alsacienne et Stœber a inscrit là l'axiome qui l'a guidé toute sa vie :

's Lied git erscht d'râchte Fraidigkeit, Drum toird is keiner stère.

Stœber a donné libre cours à sa verve et à son esprit dans les deux principales poésies écrites en dialecte mulhousien, celles « qui « resteront — c'est à M. Rod. Reuss que nous empruntons ces mots — « des textes de langue curieux, comme disent les philologues, alors « même que des générations à venir n'y trouveraient plus le charme « littéraire vanté par les ancêtres » . Ce sont : E Firobe im a Sunggauer Wirthshûs (1868), et d'Gschicht vom Milhûser und Basler Sprichwort : d'r Fûrsteberger v'rgesse (1882). Le Firobe est une saynète, dont Stœber avait déjà composé une partie (la deuxième)

en 4865 pour la Concordia, société de chant mulhousîenne. Son ami Heyherger, le compositeur connu , l'avait mise en musique. Elle eut un véritable succès, de sorte que Stœber l'amplifia considérablement, en ajoutant ce qui en forme aujourd'hui la première partie. Ce n'est pas un drame dans la véritable acception du mot ; il n'y a ni intrigue, ni action, l'effet scénique est nul. C'est une série de tableaux, dont l'enchaînement dramatique est souvent un peu relâché, mais qui représentent, dans un ensemble plastique, une suite de scènes populaires, bien vraies et naturelles de la vie dans un village haut-rhinois. Nous avons là une étude aussi attrayante que remarquable des mœurs et du caractère de notre campagnard sundgovien. Le théâtre de Mulhouse ainsi que celui de Colmar donnèrent â différentes reprises et avec le plus vif succès la saynète augmentée (1868).

L'autre poésie, d'r Fûrsteberger vWgesse, pourrait s'intituler épopée-proverbe. Dans la préface l'auteur nous raconte lui-même de quelle manière il fut amené à l'écrire : t Celait lors de mon « arrivée à Mulhouse , il y a tantôt quarante ans, qu'un honorable « bourgeois de cette ville, foulon de son métier, m'a donné l'expU- « cation du proverbe mulhousien, d'r Fûrsteberger v'rgesse. L'anec- « dote m'a fort plu et comme, il y a peu de temps, je m'en suis « ressouvenu, j'ai pris la résolution de la narrer en vers, en l'en- « cadrant dans la description d'une famille bourgeoise du temps où « s'est passée cette véridique histoire. Je ferai ainsi pour Mulhouse, « mais d'une autre manière, ce qu'Arnold a fait pour Strasbourg, « en écrivant le Pfingstmontag .

Le Fûrsteberger est un poème moral, où la note gaie alterne avec des accords d'un caractère grave, voire même touchant ; il est une image poétique, captivante, de l'imperfection du bonheur humain. Il nous donne en même temps une excellente peinture , détaillée, minutieuse — ^ et toujours attrayante — des mœurs, des qualités intellectuelles, morales et religieuses, ainsi que des petits travers de cette vaillante bourgeoisie mulhousienne du siècle passé, sur laquelle

s'est étayée la prospérité de notre industrieuse cité. Cette description du vieux Mulhouse repose sur des documents liistoriques et est, pour ainsi dire, prise sur le vif. Chaque bibliothèque alsacienne devrait avoir sur ses rayons ce petit chef-d'œuvre de grâce et de bonhomie, qui cache un grand fonds d'érudition. La lecture en est facilitée par de nombreuses notes explicatives des termes de dialecte. Le Fûrsteberger et le Firobe ont été les poésies en dialecte que leur auteur a lui-même le plus appréciées.

Stœber excellait aussi dans les poésies fugitives, les poésies d'occasion, madrigaux, épithalames, épîtres de remercîments, etc. Mais la plupart des vers de cette espèce, parmi lesquels il se trouve de véritables perles, n'ont pas été publiés et se sont perdus. J'en ai retrouvé quelques-uns dans les papiers du savant; ils sont écrits en patois et portent tous le cachet de la plus franche gaité et de la délicieuse bonhomie que Stœber a toujours eue en propre. En voici un spécimen inédit * :

DENKSPRICHLE an Herr Eduard Thierry firr si' koschbre Hunigtrank

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