‹ Augustin BELLOSTEChapitre 4 sur 9 · MM. É . MM · texte numérisé non relu

MM. É . MM

Auvray .... Clinique chirurgicale. ‘| OmBrépanne. Clinique chirurgicale in

Cuevassu .. Clinique chirurgicale. 1 fantile:

. Laïgnel-lavastine. Clinique médicale. Prousr .... Clinique chirurgicale.

: LEREBOULLET nu médicale infan- Rarmery .… Clinique médicale. éRR e Clinique médicale. | Scuwarrz .. Clinique chirurgicale. Loper ..... Clinique médicale. Terra ,... Cliniq. ophtalmologique. -

V. — Chargés de cours. £ { ue du cours de chirurgie orthopédique chez MM. MAUCLAIRE, agrégé . ..-4 l'adulte pour les accidentés du travail, Iles mulil lés de guerre et les infirmes adultes.

RTE sie Are Stomatologie. INR SE Er ET Education physique.

LEDoUx- LEBARD A, Radiologie clinique.

Par délibération en date du 9 décembre 1798, l'Ecole & arrêté que les Ra opinions émises dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent É è être considérées comme propres à leurs auteurs et qu'elle n'entend leur AS

donner aucune approbation ni improbation. |

Membre de ho Médecine.

… Médecin de l'Hôtel. Dieu

. ee | és 1750) da

À 7 se Ee

RU ns Lei nom dèce chirurgien de os sens que fut Belloste a

justement mérité de passer à la postérité pour $ ‘être élevé

avec Ja dernière énergie contre certaines pratiques lle plus souvent inutiles et dangereuses qui, à la faveur du temps

ÉLTpe temps est parfois un juge trop lent qui tarde trop “à prononcer ses arrêts — avaient fini par acquérir droit |

Le | de cité dans l’art chirurgical. En disant certaines pratine ques, nous visons surtout celle universellement admise HA à l’époque de Belloste, qui consistait à bourrer toutes les

. plaies de charpie.

Augustin Belloste naquit à Paris en 1654, ce fut sur. tout un chirurgien militaire, il exerça d’abord son art en Ru France. et servit dans les hôpitaux militaires français.

I prit part aux campagnes entreprises pour châtier l'hérésie des Vaudois. | ) Chirurgien en chef des hôpitaux de Briançon et d’ Oulx,

il reçut à cette occasion, de nombreux blessés après les victoires que: Catinat remporta à Slaffardes (1690) et à

La Marsaille (1693) sur le Duc de Savoie.

Belloste voyagea beaucoup, il visita l'Allemagne cet l'Italie ; Portal dans son Histoire de la Chirurgie, dit qu'il «se distingua par de profondes connaissances qu'il avait de son art et de la littérature et qu'il profita de ses voyages pour converser avec la plupart des savants de l’Europe ». (Tome IV, page 258).

Quoiqu'il en soit, les connaissances littéraires et scientifiques üe Belloste ne s’étendaient certainement pas aux auteurs qui avaient écrit en latin, car comme il le dit lui-même, en fait de langues il n’en connaissait qu'une seule : celle de sa nourrice.

Belloste jouissant pendant sa vie d’une grande réputation cela lui valut en 1697 d’être attiré à Turin par Victor- Amédée, roi de Sardaigne, qui le nomma chirurgien de sa mère,

Il mourut à Turin le 15 juillet 1730. Belloste n'a pas beaucoup écrit ; on ne connaît de lui que son fameux « Chirurgien d'Hôpital ». (1)

Get ouvrage eut un énorme succès ; la première édition parut en 1696, il y eut 6 éditions successives ; l’œuvre fut traduite dans presque toutes les langues de l'Europe : en Hollandais (1701), en Allemand (1705), en Italien (1708), en Espagnol, en Portugais, et enfin en Anglais. TS traduction italienne fut faite par Denis Sancassani (1659-1738), médecin de valeur, célèbre à son époque.

Sancassani tenait Belloste en grande estime. Il traduisit

(1) Le Chirurgien d'hôpital enseignant la manière douce et facile de guérir promptement loutes sortes de playes, et le moyen assuré d'éviter l’exfoliation des os. Avec une plaque nouvellement inventée pour le pansement des trépans.

l'ouvrage à l'insu de l’auteur ; la traduction était déjà faite quand Belloste fut agréablement surpris d'apprendre que son «Ghirurgien d Hôpital » » était traduit LEA un homme tel que Sancassani (1). ae Les traductions, Portugaises et Espagnoles furent faites à l'instigation d° Eliot, premier chirurgien du roi de Por: tugal. Belloste dans le second volume du « Chirgien d’'Rô- ï pital » raconte les circonstances dans lesquelles il fit la connaissance d’Eliot : nous rapportons ce texte afin de montrer combien grande était la considération dont Bel- loste jouissait. ë AC st Mi Eliot, homme propre et de bonne mine vint à la Cour de Madame Royale, accosta le. très aimable M. Cicognini, se fit connaître et s'informa d elui sur quel pied était la chirurgie à Turin. < Après qu'il eut satisfait sa curiosité il lui demanda à son tour quelle était la chirurgie à Lisbonne, à quoi, M. Eliot répondit : « Nous suivons la méthode de M. Belloste ; nous l'avons ici, répondit M. Cicognini — C’est du vieux Belloste que je parle, lui répondit l’autre, qui nous a donné sa méthode il y a 30 ans — c’est lui-même, répondit notre charmant médecin.

M. Eliot qui me croyait mort, parut surpris : c’est mon maître lui dit-il, et je ne veux pas partir sans le voir ; il ne m'est connu que par son livre, que j'ai fait traduire en Portugais ; j’ai si bien fait que sa méthode est sui-

vie en Portugal, et elle est la cause de ma fortune ; je.me

(1) La traduction parut sous le titre suivant : Il chirone in campo, o siasi vero et sicuro modo di medicar les ferite n'’ell armate. Ferrare 1708, Venise 1709.

suis acquis un grand crédit en la pratiquant, et elle m'a

toujours réussi : ce livre a été aussi traduit en Espagnol, les gens de bon sens de ce pays l’estiment et le suivent. Tel fut leur entretien, et le jour d’ensuite j'eus la satisfaction de voir M. Eliot tout plein de bonté et d'honnêteté qui en présence de plusieurs personnes distinguées de la suite de S. E. eut la modestie de se récrier en me voyant : Messieurs, ce Monsieur ici est mon maître ; c’est à Jui à qui je dois le rang que j’ai l'honneur d'occuper auprès de notre Roy. : ee

Nous dinâmes ensemble, ensuite dequoi nous eumes: un entretien sur ce qui concerne la chirurgie : il re put s'empêcher de blâmer hautement un reste -de chirurgiens, qui croupissent dans la cruelle et impitoyable manière de panser les blessés, qui cause la perte d’une.

multitude de braves gens.

Qu'il s'était servi de l'autorité du Roy de Portugal pour bannir de la chirurgie de son pays la cruauté, lobstination et l'avarice des chirurgiens ».

Le chirurgien du Roy de Portugal continue en disant qu'il serait souhaitable que dans tous les pays le souverains en fissent autant ; que « dans les réceptions des chirurgiens pour la maîtrise, l’on devrait faire une loi qui les obligea, à l'avenir de renoncer aux anciennes erreurs, et d’embrasser cette neuvelle méthode sur le fait des blessures, sur laquelle les grands et les petits sont également intéressés ». (Tome II, page 242).

Dans son ouvrage, Belloste s’est surtout occupé du pansement des plaies, avant d'exposer sa méthode nous dirons quelques mots de l’évolution générale des idées sur

ce sujet ; nous parlerons aussi de ceux qui avant Belloste

le « Chirurgien d'Hôpital ».

VAT GNT

* Au XVIF siècle, l’art de panser les plaies HE des plus compliqués, cette complications du reste ne datait pas d'alors, depuis longtemps déjà la chirurgie était encombrée. de. pratiques inutiles et le plus souvent préjudicia-

bles aux malheureux blessés.

Les contemporains d’'Hippocrate suivaient dans le pansement des plaies, une méthode relativement simple, sur:

tout si on la compare aux méthodes ultérieures. Certains blessés de l’époque du Grand Roi auraient peul- être gagné à recevoir leur blessures au temps d’ l'Hippocrate.

Le savant médecin de Cos, dans le livre de « l’ Officine du rnédecin » enseigne l'usage dans le pansement des plaies de médicaments relativement simples tels qué eau tiède, ou froide, coupée ou non de vinaigre, vin ordinaire, huile, miel.

Les médicaments secrets et compliqués sont éloignés,

les écrits hippocratiques ne font nulle part mention d’em-

plâtres destinés au traitement des plaies.

On a encore foi dans les forces curatrices de la nature ; qu'on prétend seulement aider.

Hippocrate est partisan du renouvellement fréquent

des pansements, c’est-là, la conséquence de l'opinion,

qu'il avait sur l’humide et le sec ; le pus est une pourri-

ture, ce qui est humide est nuisible ce qui est sec est bon, il faut donc sécher les plaies y placer des éponges et les renouveler dès qu’elles sont humectées.

Nous retrouvons là, l'origine des tentes, bourdonnets, et autres tmpons dont on abusera avec tant de fureur

dans la suite.

| préconisèrent une conduite voisine de celle exposée dans

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