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APERÇU DE LA THERAPEUTIQUE CLASSIQUE DE LA REANIMATION

Il ne nous appartient pas d'exposer, dans son ensemble, tout le problème si vaste de la réanimation. De nombreux travaux ont été consacrés à cette question capitale, les uns expérimentaux, les autres thérapeutiques.

Rappelons seulement que la mort semble bien, en dernière analyse, reconnaître, ou un arrêt du cœur, ou un arrêt respiratoire.

Or il est quelquefois possible de réanimer un cœur arrêté ; par ailleurs, un centre respiratoire gravement inhibé peut reprendre, dans certains cas, un fonctionnement normal.

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A. — Il est possible de réanimer un cœur arrêté

Nous signalerons tout d'abord les difficultés d'affirmer l'arrêt définitif du cœur et nous rappellerons, pour mémoire, les récents travaux poursuivis par M. Duvorr et L. Poccer, par Ch. Lausrx et R. Decos (pour ne citer que les observations françaises), qui démontrent la persistance de l’activité électrique du cœur après la mort clinique chez l'homme pendant un temps qui peut atteindre vingt minutes (Ch. LaUBRY).

Il est classique de dire que des réanimations du cœur ont été obtenues par massage de l'organe, par aspiration et injection rythmiques et répétées de sang dans un cœur immobile, par excitation des nerfs accélérateurs, mais surtout, de nos jours, on sait les beaux effets obtenus par l'injection intra-cardiaque d’adrénaline qui semble bien être la méthode héroïque qu'il importe de souligner ; l'injection intra-cardiaque d'ouabaïne, d’atropine, ont permis dans certains cas des succès intéressants.

B. - Un centre respiratoire gravement inhibé peut reprendre dans certains cas un fonctionnement normal

L'arrêt du cœur n'est pas, on le sait fort bien, la cause unique de la mort. Il faut invoquer, dans bon

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nombre de cas, l’inhibition du centre respiratoire (le nœud vital des anciens). L'étude physiologique du noyé et de l’électrocuté, les recherches sur certains accidents de l’anesthésie générale (syncope respiratoire toxique) et dela rachianesthésie (intoxication du centre respiratoire par la substance anesthésiante introduite dans la cavité rachidienne), des cas d’intoxication (paralysie diphtérique) ou de compression (tumeurs) du centre respiratoire, nous apprennent en effet que l’on doit compter avec une sidération du bulbe dans la pathogénie de certains accidents mortels. Il faut donc pouvoir leur opposer une thérapeutique rationnelle.

Il importe, évidemment, en cas d’arrêt respiratoire, d'instituer d'emblée la respiration artificielle qui, non seulement, permet de lutter contre l’asphyxie résultant du défaut de ventilation pulmonaire, mais encore excite le centre respiratoire par un processus réflexe. Les méthodes de SYLvEsrEeR, de SCHAFER, de S. JEL- LINEK, l’utilisation des appareils d'urgence préconisés par G. Paxis, L. Cnérow, C. Cor, G. Henerer, Léon Bixer et Madeleine BocHer, ne sauraient être détaillées

Du reste, on peut, avec avantage, associer à la respiration artificielle l’inhalation d’un mélange gazeux (O2+ CO?) ; l'addition d’anhydride carbonique (de 5 à 10 %) à l'oxygène ayant le pouvoir d’exciter puissamment le centre respiratoire.

Mais, de même que certains agents pharmacodynamiques peuvent déclancher la réanimation cardiaque,

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il faut insister sur la possibilité d’exciter à l’aide de certaines substances médicamenteuses le centre respiratoire inhibé.

L'expérimentation a permis de souligner les bons effets obtenus après injection de lobéline, de camphre, de coramine, d’hexétone, de pentaméthylène tétrazol, sur des lapins dont le centre respiratoire avait été déprimé par la morphine.

L'utilisation de la tête isolée d’un chien, perfusée par un donneur, a permis une étude plus poussée des agents pharmacologiques qui stimulent le centre respiratoire ; elle a conduit, en particulier, à distinguer dans leur mode d'action un processus direct sur le centre de commande respiratoire et un processus indirect, réflexe, sur le nerf carotidien. C. HEymaxs, L. DAUTREBANDE, Ed. Zuxz ont pu poursuivre ainsi des recherches très intéressantes sur le mécanisme des effets respiratoires déclanchés par la lobéline, le sulfate d’hordénine, la coramine et le pentaméthylène tétrazol, la spartéine.

Mais nous voudrions surtout insister ici sur les recherches poursuivies sur le poisson.

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